Table des matières
Introduction
Première partie. Naissance d’un régime d’exception
(juin-décembre 1940)
Chapitre 1. Le maelström de la défaite et de l’exode
Le flot des réfugiés étrangers et français
Allocations, cahiers d’écoliers et réalités
Juillet-août 1940 :
le reflux…
Bannis et exilés dans le Midi
Survivre en exil
Les étrangers après l’exode
La place de la « galaxie
des Milles »
Des Groupes de travailleurs espagnols aux Groupes de
travailleurs étrangers
Des étrangers en « liberté » sous contrôle permanent
Les ressortissants du Reich en danger
Les nationaux de l’Europe occupée
La place particulière des Italiens
Les Français repliés avec les entreprises de médias
Mise au point. Artistes des Baux et des Alpilles dans la
tourmente, Louis Jou et Marie Mauron
Intellectuels et artistes réfugiés à Marseille et dans le
département
Les démobilisés et repliés de l’armée française
Les « sujets
de l’Empire » pris au piège
de la défaite, Africains et Indochinois
La synthèse impossible d’un monde éclaté
Mise au point. Nouvelles évaluations de la population de
Marseille et du département
De la bicyclette au gazogène, du train au navire, de l’usine
à la ferme : le temps des
pénuries
Les restrictions…
Mise au point. Des « absents » très présents : les prisonniers de guerre
Des prisonniers devenus symbole
Les colis
Remplacer une main-d’œuvre et des chefs de familles absents,
aider les proches
L’évolution de la nature et de la prise en charge des
retours
Le nombre de prisonniers de guerre
Chapitre 2. La mise en place de l’État français et les
premiers mois de la
Révolution nationale
Une semaine d’été entre deuil et « résurrection »
Des anciens ministres et des parlementaires très suspects
De la révolution nationale à la révolution communale, la
prise en main du département
La révolution municipale
L’épuration et la réorganisation des services municipaux
Des médias sous surveillance
Une presse sous influence
Quotidiens et hebdomadaires aux ordres
Les hebdomadaires locaux
Des antennes et des écrans bien contrôlés
Police prise en main et police parallèle
La répression du communisme
Des compagnies de passage aux camps d’internement
En finir avec un monde ouvrier ancien : « La CGT appartient au passé »
La dissolution des « sociétés
secrètes »
La laïcité suspecte et réprimée
Une population discriminée, une Révolution nationale
misogyne, xénophobe et antisémite
La femme au foyer
Du rejet différencié des populations exogènes à la
xénophobie
Les dispositions antisémites
Une rentrée scolaire sous le signe de la Révolution nationale,
une école épurée et contrôlée
Mise au point. L’installation et l’action des commissions
d’armistice et leur action dans le département jusqu’en 1942
L’arrivée et l’installation des délégations italiennes et
allemandes dans les Bouches-du-Rhône
L’action des commissions d’armistice italienne et allemande
Chapitre 3. Des « hommes
du Maréchal » aux ralliés,
les soutiens du régime et l’opinion des Provençaux
Une organisation nouvelle de la jeunesse
Les soldats désarmés des Chantiers de la jeunesse
Les Compagnons de France entre morale et travail
Les nouvelles organisations d’adultes et la Légion française des
combattants : « Ils sont morts les partis qui
divisaient la France… »
Les organisations de droite extrême
L’Action française et « la
divine surprise »
Le Parti populaire français (PPF) en sa « République autonome »
Du Parti au Progrès social français : le PSF
Prières pour la Révolution nationale : le régime de Vichy, les deux grandes confessions
chrétiennes et leurs mouvements de jeunesse
L’Église catholique en vénération du Maréchal
Les Églises réformées maréchalistes mais divisées
Les mouvements de jeunesse chrétiens dans la tourmente
L’été des ventres déjà affamés et des cœurs anglophiles
Un homme qui pleure et des drapeaux en berne
Octobre 1940, le choc de Montoire
Novembre, mois funeste entre requiem et bombardement
Chapitre 4. Le voyage du Maréchal à Arles, Marseille et
Toulon : deux journées
particulières de « propagande-spectacle »
D’Arles à Toulon, le Maréchal en son royaume de Provence et
aux portes de l’Empire
Une population enthousiaste et subjuguée
Marseille maréchaliste et tricolore
Les coulisses d’une communion nationale
Un voyage qui se construit autour du maréchalisme
Une patrie enracinée dans le terroir et la tradition : groupes folkloriques et
santons de la Révolution
nationale
Après le voyage, les prolongements du maréchalisme
Le bilan très positif pour le régime d’une opération de « propagande spectacle »
Deuxième partie. La Révolution au royaume du Maréchal (janvier
1941-octobre 1942)
Chapitre 5. Les Provençaux entre un monde en guerre et les
fêtes de l’ordre nouveau
Février 1941, l’amiral Darlan au pouvoir
Un mois de mai 1941 très Travail, Patrie, Jeunesse… et Famille
Du printemps à l’automne 1941 :
des affrontements de Syrie et des « Protocoles
de Paris » à la guerre
germano-soviétique
Juillet 1941, un fait divers historique et un cortège « d’ancien régime »
L’opinion sous le « vent
mauvais » de l’été 1941
Guerre contre le communisme et tribunaux d’exception
La presse quotidienne, les attentats et le temps des otages
Comment réagit l’opinion ?
Les préoccupations constantes des Provençaux
Une guerre de plus en plus présente en fin d’année 1941
Avril-mai 1942 :
du retour de Pierre Laval aux « Fêtes
de Mai »
Une collaboration accrue et contestée
Août-septembre 1942 :
la Légion à
Gergovie, les Allemands et les Soviétiques à Stalingrad, les Britanniques à
Madagascar
L’opinion avant le débarquement en Afrique du Nord
Mise au point. Des batailles de rue dans les
Bouches-du-Rhône au procès d’Anatole France à Aix-en-Provence
La consigne gouvernementale :
« Faire disparaître les
marques extérieures de la 3e Internationale »
L’épuration dans les municipalités : Émile Zola chassé d’Aix-en-Provence
Anatole France, pomme de discorde entre Ludovic-Oscar
Frossard et Charles Maurras
Le Mémorial d’Aix :
le choix de la tradition
Le recul de la municipalité aixoise
Chapitre 6. Projets et instruments de la Révolution nationale
Une réforme radicale des institutions et des services, de
Vichy jusqu’au département. La police aux avant-postes
Le voyage d’Aix du 23 juillet 1941 : une étape dans le processus de régionalisation en
Provence ?
Des préfets entre Marseille, le département et la région
Une centralisation maintenue et développée
Une propagande tous azimuts, mais peu efficace
De la presse et des ondes aux salles obscures et à l’édition : les grands médias sous
contrôle
Difficultés et paradoxes des tentatives de contrôle des productions
artistiques : l’exemple du
théâtre
Jeune France, une aventure limitée, mais prémonitoire
Les organisations para-étatiques : de la
Légion française des combattants au Service d’ordre
légionnaire
Des légionnaires nombreux
Quadriller le département
S’enraciner dans les milieux professionnels
Servir et intervenir auprès des pouvoirs publics
Participer à la répression
Manifester et se manifester
Fêter les anniversaires :
d’une année à l’autre
Un essoufflement qui va croissant
Réticences et oppositions à la LFC au sein du monde vichyste,
tensions avec la presse régionale et les pouvoirs publics
Naissance et affirmation du Service d’ordre légionnaire
(SOL)
Été 1942 :
une LFC en crise
Le régime et les Églises
Une piété catholique toujours vivace
Les prises de position de la hiérarchie catholique dans le
département : une dualité ?
Une communauté protestante plurielle, l’exemple
d’Aix-en-Provence
Le quadrille des collabos et les partis de la droite extrême
Les royalistes, l’Action française et Charles Maurras
Le Progrès social français en difficulté
De janvier 1941 au congrès de Villeurbanne (juin 1941), le
PPF s’affirme
Le PPF après l’attaque allemande contre l’URSS, « cette guerre est notre guerre »
De la création de la
LVF à la mort de François Sabiani
Le PPF contre les manifestations de la Résistance et en lien
avec le consulat allemand
L’automne 1942 du PPF et le « congrès
du pouvoir »
Les difficultés des francistes et du Rassemblement national
populaire
Mise au point. L’État français et la ProvenceVichy,
Frédéric Mistral et l’occitanisme
Faire revivre et enseigner les « petites patries »
et le provençal
Le culte de Frédéric Mistral
La « petite
patrie » et le laboratoire
arlésien
La culture régionale entre propagande et réalité
Félibrige et politique sous Vichy
L’ombre de la statue disparue
Mise au point. Région et Province/Provence, mythes et
réalités
Chapitre 7. Contrôler les groupes sociaux, réprimer, exclure
et déporter
Contrôler l’éducation et la jeunesse
L’école sous Vichy
Saluer le drapeau
Le retour du religieux
Modifier les cursus scolaires
Nouveaux programmes, nouveaux manuels
Former de nouveaux enseignants
Chasser les récalcitrants
L’Université enrôlée dans la Révolution nationale
Les Chantiers de jeunesse, pièce maîtresse du renouveau
Les Chantiers en Provence
Anciens et manifestations des Chantiers
Des Chantiers en revue
Les mouvements confessionnels et les scouts face au projet
de la jeunesse unique
Des Scouts de France aux Éclaireurs israélites
La mobilisation des Scouts de France
Éclaireurs protestants et israélites
Les autres associations de jeunesse chrétienne, le CPJ et
l’Action catholique de la
Jeunesse française
Une « Fédé » protestante trés active
Les fédérations catholiques
La tentative de prise en main des Auberges de jeunesse
Les nouvelles organisations de jeunesse : les Compagnons de France
Les nouvelles organisations de jeunesse : la Jeunesse de France et
d’outre-mer (JFOM)
Vichy et le contrôle politique et social du monde du travail
salarié
Monde ouvrier, syndicalisme et Charte du Travail
Des syndicats ouvriers dans l’entre-deux
Propagande de Vichy et mise en place des comités sociaux
La promotion de l’artisanat
« Les
communautés » et la classe
ouvrière, Économie et Humanisme et le Mouvement populaire des familles (MPF)
La corporation des pêches maritimes
La création à Marseille d’Économie et Humanisme
De la Ligue
ouvrière chrétienne au MPF
Vichy et le contrôle du monde agricole
Réprimer les comportements déviants, les opposants et les
résistants
Les francs-maçons persécutés
La répression anticommuniste
Les prisons de Marseille
L’internement des Tsiganes
De l’exclusion à la spoliation des juifs
Le destin particulier des juifs étrangers, en 1941-1942, de
l’internement à la déportation
Mise au point. Jules Isaac à Aix-en-Provence et les Carnets
du Lépreux
Chapitre 8. Les populations et les pénuries, activités et
conditions de vie.
Des transports maritimes bouleversés
La décrue du trafic portuaire
Une flotte sous contrôle
Des transports ferroviaire et routier en souffrance
Les prélèvements des vainqueurs : moyens de transports et matières premières
industrielles
De la traque des métaux non-ferreux aux convois de la
société Schenker
Des entreprises en déficit d’énergies et de matières
premières
L’exemple de la métallurgie et de la construction navale
Des Aciéries du Nord à la production de l’alumine
Le destin des « industries
traditionnelles »
Importations maritimes et prélèvements de bétail et de
produits alimentaires
Productions agricoles de l’arrière-pays et élevage : les effets différenciés des
pénuries
Le développement de la riziculture
Une main-d’œuvre sollicitée
Volontaires pour l’Allemagne, des embauches individuelles à la Relève
Départs volontaires pour l’Allemagne à partir de Marseille
(juin-août 1942)
L’accentuation des pressions pour la Relève et la loi sur les
réquisitions de main-d’œuvre
La vie quotidienne et les restrictions [164] : un réseau de transports sinistré
Le temps de la faim et des secours américains
Face aux pénuries alimentaires, marché noir ou gris, « on se débrouille »
Les jardins ouvriers
La consommation et les conséquences sanitaires des pénuries
vues d’un observatoire privilégié :
l’Institut national d’hygiène
La condition précaire des Indochinois à Marseille et dans
les Bouches-du-Rhône en 1941-1942
Conclusion
Notes
Bibliographie
Sources
Liste des sigles
Index