Table des matières
Préface. Dieu, une hypothèse inutile
Lutter contre dieu : devoir de connaissance et de morale
L’inversion des valeurs : la religion, ennemie de la morale
Pour une révolution anthropologique : la liberté, pas le libre arbitre
Introduction. L’inexcusable idée de Dieu
En danger de croire
Le doute contre la foi
Science versus scientisme
Dieu et la foi
Le siècle des génocides
La lumière blafarde de Voltaire
Religions et moralité
Chapitre 1. L’imposture biblique
Le mépris des femmes
Bible et génocides
L’amour chrétien
L’antisémitisme chrétien
Le culte chrétien de la souffrance
L’immoralité de Jésus
Chapitre 2. Une histoire faite de bruits et de fureur
Les religions et la violence aujourd’hui
Le monopole religieux de la morale
Chapitre 3. Christianisme et racisme
La malédiction de Canaan fils de Cham
Nazisme, fascismes et christianisme
Chapitre 4. Yahvé-Yéova, Jésus ou Allah. Que choisir ?
Islam et antisémitisme
Islam et droit des femmes
Haro sur les « laïcards »
Islamophobie : crime de blasphème
Est-ce le retour de la loi « anti-blasphème » ?
Lapidation en Iran et ailleurs
Brûlée vive en Palestine
Haro sur les « droits-de-l’hommistes »
Chapitre 5. Dieu, serial génocidaire
1) Le rôle des prêtres dans le génocide de 1994 au Rwanda
Les racines historiques
L’affaire des machettes de Caritas
Au nom de Jésus, je tue !
Apparitions mariales à Kibeho
Un blindage idéologique
Le rôle du Vatican
2) Esclavage et islamisation forcée au Soudan
Conversion forcée à l’islam
Darfour 2005, le crime continue…
Racisme ou guerre de religion ?
Le rôle de l’islam
Chapitre 6. Pour une morale naturelle, rationnelle et révisable
L’imposture morale des monothéismes
L’éthique et la pensée scientifique
L’émancipation de la morale vis-à-vis des monothéismes
Conclusion. Foi ou liberté de penser
Annexes
1. Pour en finir avec la prétendue historicité de la Bible
2. Sur la prétendue scientificité du Coran
3. L’ethnisme hutu-tutsi : quelques astuces pour banaliser un racisme néocolonial

Ouvrage épuisé
Le monde de la foi est un monde sans respect d’autrui. Un monde de frayeur, de soumission et de guerre. La foi autorise tous les dénis de sens, les mensonges, la suprématie de l’ineptie. Le masque de l’amour dont se parent les croyants cache en vérité sa terrible absence : ce qu’ils aiment est en fait une idée abstraite, irréelle, et non les humains. L’humanité n’est pas une et indivisible pour eux ; elle est composée d’une part de ceux qui croient en Dieu, dignes de leur attention complice, et d’autre part, des infidèles, des mécréants, des athées. Ceux-là, il faut les haïr, les mépriser, les détruire, au moins les bâillonner si l’on ne peut rien faire de « mieux ». Un incroyant, ou même un « mal-croyant » est, dans cette « logique », un ennemi. Quand les religions sont dans un rapport de force favorable, elles n’hésitent pas à tuer au nom de la foi. Tout cela « en vertu » d’une entité factice, d’un être inexistant : Dieu. Si les humains croyaient moins, ils s’entretueraient moins. La croyance rend absurde et aveugle. Aveugle à la réalité des persécutions, des meurtres et des massacres. « Dieu est bon » assènent les trois monothéismes… Partout, pourtant, le malheur, la désolation, quoi qu’en disent les émissaires zélés, les théologiens et ministres du culte.
Les trois religions dont Jean-Paul Gouteux traite ici ont fait la preuve historique de leur inefficacité à promouvoir la paix et le bonheur de l’humanité. Quand elles participaient au pouvoir, elles ont toujours été, au mieux, les gardiennes du statu quo et de l’immobilisme social et au pire, des agents de la régression intellectuelle et d’une oppression politique effroyable. La morale religieuse a trop longtemps été un moyen d’exploiter socialement et politiquement les peuples.
N’est-il pas urgent de concevoir et promouvoir enfin une morale humaine, décidée au sein d’une humanité n’ayant plus de compte à rendre à une transcendance illusoire, plutôt que de persévérer dans ces croyances obtuses en un au-delà chimérique ? Il est temps que l’humanité entre enfin dans l’âge de raison.
Article paru dans La raison militante (oct-nov-dec 2006, n°36).
Compte rendu paru dans Le Monde libertaire (9 au 15 novembre 2006).