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Lequenne Michel

Michel LEQUENNE, né en 1921 au Havre, dans une famille de petits employés .
Travaille dès l'âge de quatorze ans, mais écrit depuis ses dix ans et passe
le plus clair de son enfance et adolescence à lire: littérature, histoire,
philosophie. Autodidacte. Il étudie la préhistoire avec un professeur
rencontré à l'école du soir. En 1938 est militant du mouvement des
"Auberges de la Jeunesse". Dix métiers en dix ans, de commis dans le négoce
des cotons bruts à comptable, en passant par la terre et l'usine, et
révolutionnaire professionnel.
Pendant la Guerre mondiale, réfractaire au STO (Service du travail
obligatoire), d'où passage à la clandestinité, puis à la résistance
trotskyste. A partir de 1946 il est membre du comité central du Parti
communiste internationaliste (IVe Internationale), et restera dans ses rangs
(après un passage au PSU, de la fondation à 1965, où il a fondé la tendance
"socialiste révolutionnaire“), jusqu"à 1988, y ayant occupé des postes de
direction nationaux et internationaux. Il reste ensuite membre de la
réaction de la revue “Critique communiste“, où il écrit de nombreuses études
de théorie marxiste, d'histoire (ancienne, moderne et de la pensée) et des
critiques littéraires et d'art.
A la fin de 1947, il a commencé une carrière dans l'édition, qu'il
terminera en 1974 comme chef du service de lecture de l'Encyclopaedia
Universalis.
En 1950, il a mené une activité de critique littéraire, d'abord sous le
pseudonyme de Pierre Géraume. A partir de 1955, il a traduit, avec Soledad
Estorach, les œuvres de Christophe Colomb, publiées seulement en 1979 (éd.
Maspero - La Découverte) Comme historien de Colomb, il établit que celui-ci
cherchait un continent inconnu, au sud de l'Asie, qu'il pensa avoir
découvert avec l'Amérique du Sud. Puis, toujours avec Soledad Estorach, il
traduit des “Contes catalans“ (Editions Erasme). Dans les années soixante,
il écrit une série d'études sur la littérature utopique. En 1967, il
commence à écrire sur les arts plastiques, dans plusieurs journaux, en
dernier lieu, et pendant douze ans, dans “Politis“, et des préfaces de
catalogues de peintres ; enfin un recueil théorique, “Marxisme et
esthétique“.
Avec Soledad Estorach, il a aussi traduit, préfacé et annoté la pièce de
Lope de Vega, “Le Nouveau Monde découvert par Cristophe Colomb“ (éd. La
Différence), puis, encore de Colomb, la première traduction française du
“Livre des prophéties“, aux éditions Jérôme Millon. Il a écrit aussi des
introductions à “Amazonie, ventre de l'Amérique“, première traduction
française, par Laure Techer, du récit de la première descente de l'Amazone,
par Gaspar de Carvajal (Jerôme Millon), et à “Naufrage en Patagonie“, de
John Byron (éd. Utz). En 1992, il a donné un “Christophe Colomb, amiral de
la mer Océane“ (éd. Gallimard, collection Découvertes, rééd. En 2005).Il a
aussi écrit une fiction poétique, “Elles qui regardèrent Colomb"
(éd.Féderop).
Il est co-auteur de trois courts métrages (“Setubal, ville rouge“ - sur la
révolution portugaise -, “la Mort de Léon Sedov - fils de Trotsky“ -, et “le
Peintre Jean Pons“, film d'art).
De 1978 à 1998, il a été membre du groupe surréaliste maintenu.
À quatre-vingts ans, il décide de se consacrer à terminer et publier
ses nombreux livres restés inachevés. Il sort ainsi, en 2002, sa somme
“colombienne“ : “Christophe Colomb contre ses mythes“ (Jérôme Million), et
en 2005, “le Trotskisme, une histoire sans fard“ (éd. Syllepse). Il termine
actuellement ses Mémoires,, sous le titre “Le Catalogue“, et espère avoir le
temps de finir avant de mourir six ou sept volumes commencés, dont une
“Contre-révolution dans la révolution“ (sur le stalinisme), un “Éloge de
l'utopie“, et deux essais “Grandes Dames des lettres“ (de Sappho à Nathalie
Sarraute et Joyce Mansour), et "Pour une nouvelle histoire de l'art“.
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