Raisons d'éditer

Une syllepse est une forme grammaticale qui privilégie les accords fondés sur le sens plutôt que sur la règle…
Syllepse ! Ce nom n’est ni un hasard, ni un vain mot. Il suffit de regarder notre catalogue qui se veut Babel. Ce qui ne signifie pas cacophonie ! En effet, si les langues sont multiples, elles débouchent, pas à pas – nous l’espérons, nous y travaillons –, vers des compréhensions communes, vers une langue partagée, vers un sens commun, vers des « tous ensemble » de la pensée et de l’action.

Les mouvements et les acteurs sociaux produisent des idées, émettent des propositions, interprètent le monde et agissent sur lui. Syllepse n’est rien de plus qu’une petite maison sans étage au milieu des gratte-ciel, mais c’est un espace de liberté éditoriale, un espace d’«auto-édition», un territoire autogéré qui plante le drapeau d’une autre économie politique sur l’archipel des contestations qui émergent au milieu de l’océan capitaliste. Syllepse est une petite maison au fonctionnement coopératif, un alter-éditeur, dont l’ambition est simple et modeste : pouvoir dire un jour aux propriétaires des gratte-ciel :
« Rendez-vous, vous êtes cernés ! »

 

L'Actualité

Petit manuel de désobéissance civileDe quoi le communisme est-il le nom ?Le grand deal de l’opiumVichy en ProvenceLe catalogue (pour Mémoires)

Petit manuel de désobéissance civile

De quoi le communisme est-il le nom ?

Le grand deal de l’opium

Vichy en Provence

Le catalogue (pour Mémoires)

Renou Xavier

 

Dudouet François-Xavier

Mencherini Robert

Lequenne Michel

7,00 €

12,00 €

22,00 €

23,00 €

30,00 €

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LA GRANDE MUTATION

Néolibéralisme et éducation en Europe

 

135 pages - 7 euros

Collection "Comprendre et agir"

Auteurs: Bruno Isabelle, Bruno Isabelle, Laval Christian

 

L’avenir de nos écoles et de nos universités se décide de plus en plus à l’échelle européenne. Encore mal connue, la politique de l’Europe en matière d’éducation reste peu visible alors même que son influence s’accroît. Connaître le sens de la « stratégie de Lisbonne » et du processus de Bologne », c’est se donner la possibilité de mieux comprendre la grande mutation de nos institutions d’enseignement.  C’est aussi comprendre le projet de société que l’Union européenne met en œuvre au travers des réformes nationales en se servant de relais multiples et parfois inattendus à l’intérieur de chaque pays.

L’enjeu de cette politique néolibérale est considérable. En rupture avec les bases humanistes de l’école, elle fait de cette dernière un instrument au service exclusif de la compétitivité économique dans le cadre du capitalisme globalisé. Par là, elle menace la formation de citoyens libres et le développement de la pensée et de la science.

De la mise en concurrence des écoles à la pédagogie des compétences, de l’évaluation quantitative à l’augmentation des droits universitaires, du pouvoir managérial à la professionnalisation généralisée des cursus, une cohérence s’impose par touches successives à tous les niveaux de l’enseignement : le projet de construire un « marché européen de la connaissance ».

Partout en Europe les mêmes réformes régressives engendrent des mobilisations qui demandent aujourd’hui à être coordonnées. Dans toutes les langues de l’Europe, les mots d’ordre disent un même refus de l’« école-entreprise » et de la « connaissance-marchandise ».

Le message de ce livre fortement documenté est clair : mieux connaître la politique européenne en matière d’éducation et de recherche, c’est se donner les moyens d’engager la lutte sur le terrain transnational où seule désormais elle peut être gagnée.


 


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