Table des matières
. Introduction
Partie
1. Théorie.
Pour sortir de la science(-fiction) néoclassique
15. Chapitre 1. État et croissance dans la
théorie dominante
Concepts
d’économie publique et justifications de l’intervention de l’État
L’État
dans les représentations traditionnelles de la croissance
La
nouvelle théorie de la croissance et la réactivation de l’État
Dimension
empirique des liaisons entre dépenses publiques et croissance
37. Chapitre 2. L’État néoclassique contre
les biens publics
Ce
qu’est la croissance endogène : un peu plus de la même chose ?
Pour
une critique de la nouvelle théorie néoclassique de la croissance
55. Chapitre 3. Les fonctions politiques de
la théorie dominante
Théorie
dominante et transformations actuelles du capitalisme
Théoriciens
néoclassiques et… néolibéraux militants
Sauver
le capitalisme… de l’ultralibéralisme
77. Chapitre 4. L’économie néoclassique de
l’environnement face à la crise écologique
Le
capitalisme, menace contre l’humanité et la vie
La
faillite de l’économie dominante de l’environnement
Contre
les fausses alternatives
Écologie
politique et émancipation sociale
93.
Transition
Partie 2. Pratique.
La gauche, c’est par où déjà ?
Tourner trois fois à
droite…
101. Chapitre 5. Les défis de Barack Obama,
entre guerres de la haute finance et crise systémique du capitalisme
La
fin du capitalisme néolibéral ?
La
crise systémique du capitalisme
Stopper
la régulation du système mondial par la guerre
Conclusion
127. Chapitre 6. François Mitterrand, le
Parti socialiste et
l’invention du néolibéralisme d’État
«
Changer la vie », sans « rien de grave »
L’«
inéluctabilité » de la rigueur
Nouvelle
pauvreté et destruction de la gauche
Conclusion
151. Chapitre 7. Lula, le Parti des
travailleurs et la perfection du néolibéralisme
post mortem
« Une
nouvelle voie » : le changement dans la continuité
L’introuvable
soutenabilité de la croissance néolibérale
Le
néolibéralisme parfait
Conclusion
169. Chapitre 8. Hugo Chávez et la
révolution bolivarienne aux prises avec les structures du capitalisme
La
rente pétrolière et sa distribution
La
transition socialiste face aux structures et politiques du capitalisme
Relations
internationales et contexte latino-américain
Conclusion
189. Conclusion
191. Bibliographie

Le
capitalisme est en crise. Il pourrait même s’agir d’une des plus graves
crises de l’histoire moderne. Et pourtant, à suivre l’actualité au jour
le jour, l’opinion publique peut avoir le sentiment que cette crise est
déjà derrière nous. Or, le pire est sans doute encore à venir, malgré
les propos rassurants tenus et les aménagements envisagés.
En
effet, la réactivation annoncée de l’intervention étatique a notamment
pour objet la négation de la nature de biens publics à la fois gratuits
et libres de composantes fondamentales du patrimoine commun de
l’humanité, comme le savoir, l’éducation ou les infrastructures
sociales et des ressources naturelles.
Ce
livre nous propose un voyage dans les « entrailles du monstre », car
c’est la dynamique même du capitalisme qu’il faut examiner et mettre à
nu pour engager la grande transformation dont l’humanité et la planète
ont besoin.
L’appel à la contre-offensive est lancé dans la théorie comme dans la pratique.
Les
limites des politiques économiques menées par les gauches au pouvoir
sont mises en évidence à partir de l’étude de quatre expériences :
celles de Barack Obama aux États-Unis, de François Mitterrand en France
(1981-1986), de Lula au Brésil et de Hugo Chávez au Venezuela.
C’est
évidemment vers l’Amérique latine que les yeux se tournent. Les efforts
de transformations sociales et de régionalisation mises au service des
peuples font la démonstration qu’il est possible de passer de la
défensive à l’offensive et d’ouvrir à nouveau les débats sur les
alternatives anticapitalistes et les processus de transition socialiste.