Table des matières
Introduction générale
Repères chronologiques
1re Partie. Des révoltes au procès des tireurs présumés
Villiers-le-Bel : contexte
Un « accident de la circulation »
Nuits de révoltes
Comparutions immédiates. Frapper vite et fort
L’étau se resserre. De l’appel à la délation aux
arrestations
Le procès des « caillasseurs ». Une répétion générale
Non-lieu pour la police
2e Partie. Le procès des tireurs présumés
Le procès des tireurs présumés
Décor et personnages d’une mise en scène judiciaire
Dans la gueule du loup : le procès s’ouvre
Cinq coupables parfaits
Témoins sous x pour un procès obscène
Le mépris de la cour : tous les témoins ne sont pas égaux
Le verdict tombe
Le procès de Villiers était écrit. Par le comité
Respect-Vérité-Justice
L’ordre sécuritaire et le soulèvement des quartiers
populaires. Retours sur la bataille de Villiers-le-Bel, Mathieu Rigouste
Cahier photos

Le 25 novembre 2007, Lakhamy et Moushin, deux adolescents de Villiers-le-Bel, décèdent suite à la collision de leur moto avec une voiture de police.
Plusieurs nuits de révoltes éclatent, laissant s’exprimer la colère de centaines d’habitants qui refusent de croire à la version policière d’un accident. Des dizaines de policiers sont blessés, notamment par des tirs d’armes à feu.
La répression judiciaire succède à la pacification policière. Trois séries de procès ont lieu, apportant chacun leur lot de condamnations. Le 21 juin 2010, s’ouvre le procès des tireurs présumés. Un procès pour l’exemple, au terme duquel cinq habitants de Villiers-le-Bel seront condamnés à des peines allant de trois à quinze ans de prison, en l’absence de preuves, et essentiellement sur la base de témoignages anonymes.
En retraçant les mécanismes de la répression des révoltes de Villiers-le-Bel, ce livre s’inscrit dans la dynamique politique des mobilisations en soutien aux inculpés, débutées au moment du procès. L’autopsie du procès des « tireurs » met à nu les mécanismes d’une vengeance d’État et la fiction d’une justice indépendante.
Au delà des condamnations prononcées, c’est bien le procès de la banlieue et de ses habitants qui a été fait par une classe politique et des magistrats aux ordres.