Table des matières
Introduction. Pour une école de l’intelligence et de la
culture pour tous
Un projet pour combattre le renoncement…
… et refonder une pensée progressiste pour l’école
1re partie. Considérants sur un état des lieux
Retour sur les fondements de l’école ségrégative
Du compromis républicain à l’offensive néolibérale
Les insuffisances de la gauche au pouvoir
Un public scolaire différent dans une société en mutation
accélérée
Les « mensonges » d’un système ou le leurre de l’« égalité
des chances »
L’Europe de l’éducation dans la tourmente
Sarkozy ou la contre-révolution néolibérale
Compétitivité, croissance et formation d’un nouveau salariat
Un système à bout de souffle
2e partie. Que faire ?
Chapitre 1. Conditions de l’accès au savoir et à la culture
pour tous
Le mouvement social en difficulté
Les renoncements de la gauche de gouvernement
De l’alternance à l’alternative ?
Chapitre 2. Bâtir l’école commune
Quelle école, pour quelle société ?
Les mutations du travail
Inventer l’école commune
En finir avec les notes et les filières
Vers un baccalauréat de culture générale
La question décisive : l’entrée réussie de tous dans la
culture écrite
De l’importance de l’école enfantine
Chapitre 3. Refonder un projet culturel pour l’école
Une autre culture scolaire pour une autre société
Pourquoi culture « commune » ?
Le « socle commun » contre la culture
Culture, culture scolaire, culture générale
Culture générale, culture technique, culture professionnelle
Chapitre 4. Refonder la formation des enseignants 111
Enseigner, quel que soit l’âge des élèves auxquels on
s’adresse, est un métier qui s’apprend
Une exigence de professionnalité
Chapitre 5. Une formation professionnelle initiale de
qualité pour tous
3e partie. La fin et les moyens
Avant comme après la classe, la formation continue !
Pour des élèves citoyens en formation
Transformer le travail des enseignants
Pour une alternative culturelle et sociale, une autre
politique scolaire !
Vers l’autogestion du service public
Épilogue. Appel à la constitution d’espaces citoyens pour la
transformation progressiste de l’école et de la société
Les réformes de l’école s’ajoutent les unes aux autres
depuis plus de trente ans. Mais depuis plusieurs décennies, le niveau de
formation des jeunes ne progresse plus et, à certains égards, il régresse.
Gauche comme droite au gouvernement sont en échec dans ce domaine. Le système
éducatif est à bout de souffle. Des changements profonds sont devenus urgents :
structures, modes de fonctionnement, programmes qui sont en déphasage complet
avec les aspirations et les potentialités des jeunes et de la société d’aujourd’hui.
Il faut que se développent la concertation pour la satisfaction des besoins
éducatifs, pour les choix budgétaires et l’implication des jeunes scolarisés. Se
fondant sur les acquis les plus novateurs des recherches en sciences de l’éducation
qui montrent que tous les élèves peuvent réussir une scolarité de haut niveau,
pourvu qu’on leur en donne les moyens, les auteurs proposent d’en finir avec
l’école de la sélection telle qu’elle fonctionne, pour lui substituer un
système d’école commune se donnant comme objectif premier l’acquisition par
tous d’une culture commune ambitieuse, mieux en prise avec les évolutions
culturelles, économiques et sociales de notre temps. Exemples : - un parcours
scolaire commun dans le cadre d’une scolarité obligatoire de 3 à 18 ans - en
finir avec toute forme d’orientation anticipée (les choix de spécialisation
disciplinaire ou pré-professionnels interviennent après baccalauréat unique de
culture générale) ; - système de suivi personnalisé des apprentissages fondé
sur la capacité d’innovation pédagogique d’enseignants grâce à une formation
initiale et continue entièrement repensée ; - réorganisation du temps scolaire
autour de deux grands axes : les enseignements disciplinaires et des ateliers
de pratiques sociales et culturelles - les établissements scolaires
deviendraient des lieux d’animation culturelle ouverts sur la vie de la cité. -
un fonctionnement entièrement nouveau des établissements scolaires, fondé sur
le principe d’une autogestion instruite et collectivement maîtrisée entre
personnels, parents, élèves et administrateurs représentant l’autorité
publique. Ses auteurs sont impliqués dans les questions éducatives depuis de
nombreuses années.