Table des matières
Introduction
ADN
(acide désoxyribonucléique)
Anonymat
Big
Brother (1984)
Biométrie
Carte d’identité
Communication d’influence
CNIL (Commission nationale
informatique et libertés)
Cybersurveillance (des salariés)
États-Unis
Éthique (alerte et codes)
DMP (Dossier médical personnel)
Fichiers de police
Fichier juif
Luddites (nouveaux)
Moteurs de recherche (le cas Google)
NIR (Numéro d’identification au répertoire)
Peer-to-peer / piratage
Peur (politiques de la)
Régulation
Réseaux sociaux
RFID
Statistiques ethniques
Vidéosurveillance
Souvent décrite comme l’envers diabolique d’une « société de
l’information » par ailleurs heureuse, la « société de surveillance » évoque
une menace tout à la fois proche et lointaine, impalpable et incarnée dans la
panoplie d’un attirail sécuritaire (tests ADN, biométrie, géolocalisation,
puces RFID, vidéosurveillance, etc.) sans cesse renouvelé et perfectionné. Banalisation,
miniaturisation et numérisation aidant, ces dispositifs qui nous « veulent du
bien » ont grignoté l’espace urbain et les réseaux informatiques pour se fondre
dans notre quotidien. Enterré sans fleurs ni couronne, l’anonymat a vécu,
balayé par les forces conjuguées de la marchandisation de toute chose et
l’extension sans borne du fichage policier sous couvert de lutte contre
l’insécurité et le spectre terroriste. L’atonie des intellectuels et le
verrouillage du débat public ont conduit au fil du temps à accorder une
confiance inquiétante aux systèmes d’information. Quelques en sont les causes
et manifestations ? Comment et selon quelles logiques ces technologies
sont-elles réglementées ? Qu’attendre de la Commission nationale de
l’informatique et des libertés (CNIL) ? Cet ouvrage se propose de réintroduire
ces questions désertées dans le champ politique en retraçant la trajectoire de
la régulation et l’accompagnement politique des technologies de contrôle, car
il faut se convaincre que surveiller c’est punir.