Amérique latine : état des résistances dans le Sud

Collection "Alternatives Sud"


Parution : décembre 2011
Pages : 240 pages
Format : 135 x 215
ISBN : 9782849503294


Table des matières

Editorial

Toujours rebelle l’Amérique latine ? Mouvements sociaux, contestations et pouvoirs de Tijuana à Ushuaïa

par Bernard Duterme


Eclairages nationaux

Colombie : du vin nouveau dans de vieilles outres ?

par Mauricio Archila, Martha Cecilia García


Venezuela : mouvement populaire en manque d’autonomie et de participation

par Edgardo Lander


Brésil : institutionnalisation et contestation

par Marcelo Kunrath da Silva


Équateur : une « révolution citoyenne » contestée

par Franklin Ramírez Gallegos, Juan Guijarro


Pérou : changement de régime en phase avec les nouvelles mobilisations sociales ?

par Ramón Pajuelo Teves


Bolivie : 2000 jours plus tard, État, mouvements sociaux et dissidences

par Pablo Stefanoni


Paraguay : déconvenue de l’option électoraliste de la gauche sociale

par Marielle Palau


Uruguay : un projet minier réveille la contestation

par Raúl Zibechi


Chili : protestations massives contre le modèle néolibéral

par Fernando De la Cuadra


Argentine : modèles et frontières du conflit social

par Maristella Svampa


Mexique, Amérique centrale et Caraïbes

Mexique : résistances sociales au pays de la « guerre contre le narcotrafic »

par Massimo Modonesi


Guatemala : sujet communautaire émergent sur fond de globalisation néolibérale ?

par Simona Violetta Yagenova


El Salvador : le mouvement social ne désarme pas

par Rudis Yilmar Flores Hernández


Honduras : résistances populaires, des réformes du 19e siècle à l’après-coup d’État de 2009

par Karen Bähr Caballero


Nicaragua : mouvements sociaux entre résistance et soumission

par José Luis Rocha


Costa Rica : face à l’« ajustement », des contestations « pacifiques » ou « pacifiées »

par Sindy Mora Solano


Panama : quelles résistances populaires face au redéploiement capitaliste ?

par Marco A. Gandásegui fils


Cuba : cinquante ans après, sauver la révolution ?

par Janette Habel


Haïti : un mouvement social entre dérives et confiscation

par Sabine Manigat


République dominicaine : nouveau cycle de mobilisation sociale

par Domingo Matías


Analyses transversales

L’impact des mouvements indigènes sur la scène politique en Amérique latine

par Salvador Marti i Puig


Une décennie de luttes et de changements en Amérique latine

par José Seoane, Clara Algranati, Emilio Taddei


Les mouvements sociaux en Amérique latine : un bilan historique

par Mónica Bruckmann, Theotonio Dos Santos

Présentation

Continent de forte croissance économique, de démocraties fragiles et d’inégalités extrêmes, l’Amérique latine est aussi traversée d’une dynamique soutenue de rébellions et de contestations sociales, aux formes, aux identités et aux revendications renouvelées. Et pourtant, les mouvements sociaux de la région ont fort à faire aujourd’hui pour continuer à exister, à peser sur le politique. Menacée de dilution, de fragmentation ou de répression dans les pays où les gouvernements sont restés ou revenus dans les courants dominants du néolibéralisme et du « consensus de Washington » ; menacée d’instrumentalisation, de cooptation ou d’institutionnalisation dans ceux où les pouvoirs se sont attelés, peu ou prou, à récupérer en souveraineté et à redistribuer les dividendes des richesses exportées, la protestation émancipatrice offre un visage pluriel. Un double clivage prévaut d’ailleurs au sein de la « gauche sociale » latino-américaine. Celui – de fond – qui divise tenants et opposants du neodesarrollismo, nationalisme populaire d’un côté, écosocialisme de l’autre. Et celui – plus stratégique – qui oppose les partisans d’un aboutissement politique des mobilisations aux apôtres de voies plus autonomistes, basistes ou localistes du changement social. Reste que, du Chili au Mexique, du Brésil au Venezuela, de l’Uruguay au Guatemala, de la Bolivie au Honduras et dans le reste de l’Amérique latine, les mouvements sociaux – paysans, urbains, indigènes, étudiants, etc. – influent tant bien que mal sur la redéfinition de la participation démocratique et de la citoyenneté politique.

Commentaire

Les auteurs

Bernard Duterme qui coordonne l’ouvrage est directeur du CETRI (Louvainla- Neuve, Belgique) Les autres auteurs sont des universitaires, des journalistes et des activistes pour la plupart latino-américains : Janette Habel : journaliste au Monde diplomatique ; Pablo Stefanoni : il a publié Nous serons des millions aux éditions Raisons d’agir, directeur de l’édition bolivienne du Monde diplomatique ; Edgardo Lander, Raúl Zibechi, Maristella Svampa, Marco A. Gandasegui, Franklin Ramirez, Marielle Palau, Ramon Pajuelo Teves, Simona Violeta Yagenova, Sindy Mora Solano, Domingo Matias, Mauricio Archila, Marcelo Kunrath da Silva, Fernando De la Cuadra.



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