Table des matières
Editorial
Contestation versus coercition dans le monde arabe
par Bernard Duterme
Maghreb
Maroc : mouvements de résistance entre malaise et espoirs
par Kamal Lahbib
Algérie : impuissance des mouvements populaires
par Samir Larabi
Tunisie : des luttes renouvelées pour des droits
inextinguibles
par Karine Gantin
Libye : avancées sociales, régression politique, dissensions
en perspective
par Moncef Djaziri
Machrek
Égypte : nouvelles dimensions des protestations sociales
par Sarah Ben Néfissa
Palestine : un pays à réinventer
par Pascal Fenaux
Liban : clivées et instrumentalisées, les résistances
peinent à se développer
par Marie-Noëlle Abi Yaghi
Jordanie : détérioration des relations entre islamistes et
royalistes
par Curtis R. Ryan
Syrie : entre contestation civile et politique
par Salam Kawakibi
Irak : la renaissance ambiguë d’une « société civile »
par Myriam Benraad
Péninsule arabique
Pouvoirs et oppositions en Arabie saoudite : de la
contestation armée à l’institutionnalisation de l’islamisme ?
par Pascal Ménoret
Koweït : paralysie institutionnelle, marchandage politique
et lassitude populaire
par Claire Beaugrand
Bahreïn : mise au pas de l’opposition légaliste, surenchère
de la minorité radicale
par Claire Beaugrand
Émirats arabes unis : une « société civile » mais pas de
contre-pouvoirs
par Brigitte Dumortier
Analyses transversales
La « rue arabe » au-delà de l’imaginaire occidental
par Asef Bayat
Syndicalismes arabes au prisme de l’autoritarisme et du
corporatisme
par Eric Gobe
Rapports entre mouvements islamistes, nationalistes et de
gauche au Moyen-Orient arabe
par Nicolas Dot Pouillard
État, démocratie et société civile dans le monde arabe
par Bichara Khader
Gouvernants et oppositions en Afrique du Nord
par Jean-Noël Ferrié

Quel est l’État des résistances dans le monde arabe ?
Face à
l’autoritarisme et au militarisme des États de la région – monarchies et
républiques confondues –, la possibilité de mouvements sociaux contestataires,
de sociétés civiles dynamiques, d’acteurs autonomes mobilisés pour la reconnaissance
de leurs droits sociaux, politiques et culturels existe-t-elle vraiment ?
Que penser des organisations islamistes qui, dans toute leur
diversité, semblent dominer le panorama : mouvements réactionnaires ou
progressistes ? A quelles conditions participent-ils à la démocratisation des sociétés
arabes et à l’émancipation des peuples ? C’est à ces questions denses et
complexes que cet ouvrage collectif apporte des réponses précises et concrètes,
pays par pays d’abord, à l’échelle du Maghreb et du Moyen-Orient ensuite.
Les résistances à l’ordre établi et aux inégalités sociales
n’y naissent pas de nulle part. L’échec des politiques « nationalistes » des
États post-coloniaux et les crises laissées ouvertes par la libéralisation
économique, la mondialisation et la géopolitique du pétrole ont nourri le
mécontentement social et ouvert la voie aux poussées protestataires. Les
réactions des pouvoirs contestés oscillent entre répression, cooptation et
ouvertures en trompe-l’oeil.