Retour de l’État

Pour quelles politiques sociales?

Collection "Alternatives Sud"


Parution : juin 2009
Pages : 182 pages
Format : 135x215
ISBN : 9782849502242


Table des matières

Éditorial

 Retour de l’État. Pour quelles politiques sociales ?,  Laurent Delcourt

Points de vue du Sud

 Mondialisation, sécurité humaine et politiques sociales au Nord et au Sud, Andrés Pérez Baltodano

Maroc : un État social fragile dans la réforme néolibérale, Myriam Catusse

Afrique du Sud : débats autour de l’idée d’allocation universelle, Franco Barchiesi

Inde : repenser la protection sociale des travailleurs informels, Babu P. Remesh

Indonésie : instrumentalisation politique des filets de sécurité sociale, Mulyadi Sumarto

Venezuela : politiques sociales et économiques dans un État patrimonial pétrolier, Leonardo V. Vera

Chili : un modèle social en mutation, Manuel Riesco

 Brésil : construction d’un État social effectif, Patrus Ananias de Sousa

Présentation

Le modèle de l’État minimal a fait long feu. La crise financière mondiale a achevé de discréditer les tenants de la doxa néolibérale et réactualisé le principe de l’intervention publique.

Dans le même temps, la réhabilitation de l’État dans le débat sur les politiques de développement se poursuit.

Depuis qu’elles ont fait de la lutte contre la pauvreté leur priorité, les institutions internationales redécouvrent l’importance des politiques sociales publiques qu’elles avaient elles-mêmes contribué à marginaliser ces trois dernières décennies.

Dans le Sud, les gouvernements multiplient les initiatives en faveur des exclus de la croissance, les unes inspirées par l’idée de développement national, les autres par le souci de prévenir l’agitation, quand il ne s’agit pas simplement de s’adapter aux recommandations extérieures.

Quels sont les contours de ces interventions qui s’inscrivent dans des configurations sociales, économiques et culturelles diverses ? Et quelle est leur portée réelle en termes de justice sociale ?

Faut-il n’y voir qu’un remède visant à tempérer les effets néfastes de la libéralisation, sans réelle incidence en matière de changement social et de lutte contre les inégalités, à l’instar des projets de la Banque mondiale axés sur la gestion du risque ?

Ou ces politiques préfigurent-elles l’émergence de formes nouvelles de solidarité collective dont l’État serait le garant ?

Tout projet de redistribution ambitieux devra passer par la mise en cause des politiques fiscales conservatrices et des orientations macroéconomiques orthodoxes.

CommentaireLes auteurs
Laurent Delcourt est chargé d’études au CETRI (Louvainla-
Neuve, Belgique)
Les contribueurs sont des experts et des chercheurs des
pays du Sud (Afrique, Amérique latine, Asie)



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