Etat des résistances dans le Sud - 2009

Face à la crise alimentaire

Collection "Alternatives Sud"

Coordinateur: CETRI

Parution : décembre 2008
Pages : 228 pages
Format : 13,5x21,5
ISBN : 978-2-84-950-20-20


Table des matières

Éditorial

7.     Mobilisations dans le Sud face à la crise alimentaire, Laurent Delcourt

Afrique subsaharienne

35.   Afrique du Sud : mouvements sociaux face à l’industrie agroalimentaire, Shawn Hattingh

41.   Kenya : inertie de la société civile, vacuité des politiques agricoles, Patrick Mbataru

47.   République démocratique du Congo : une crise qui enchâsse une autre, Michel Luntumbue

53.   Cameroun : acteurs et logiques des émeutes de 2008, Fred Eboko

59.   Nigeria : peu d’action collective, beaucoup de violence, Olutayo Adesina

65.   Burkina Faso : petites manœuvres et grandes résolutions face aux mobilisations, Augustin Loada

75.   Sénégal : prise de conscience en faveur de l’autosuffisance alimentaire, Demba Moussa Dembélé

Maghreb et Moyen-Orient

83.   Maroc : dépendance alimentaire, radicalisation contestataire, répression autoritaire, Lamia Zaki

89.   Égypte : crise alimentaire et mutations de l’espace public, Sarah Ben Néfissa

97.   Palestine : insécurité alimentaire, sous-produit de l’occupation, Caroline Abu-Sada

103. Liban : entre déni des enjeux sociaux et clientélisme communautaire, Myriam Catusse et Karam Karam

111. Yémen : facteurs de déstabilisation et mécontentement populaire, Laurent Bonnefoy

117. Turquie : pourquoi la « crise » alimentaire n’a-t-elle pas mobilisé ?, Aysen Uysal

Asie

125. Inde : mise à l’épreuve des mouvements de résistance, Vinod Raina

133. Sri Lanka : quelle opposition populaire au néolibéralisme sur fond de conflit interne ?, Sarath Fernando

137. Bangladesh : réalité et ressorts de la crise alimentaire, Hamidul Huq

141. Chine : priorité à la croissance nationale ou à la souveraineté alimentaire ?, Lau Kin Chi

149. Thaïlande : hausse du prix du riz, beaucoup en pâtissent, certains en profitent, Jacques-Chai Chomthongdi

153. Cambodge : sécurité alimentaire, un combat trentenaire, Raoul-Marc Jennar

159. Indonésie : agriculture nationale sur une pente mortelle, Khudori

167. Pacifique insulaire : réactions dispersées face à la crise, Tamatoa Bambridge et Hiria Ottino

Amérique latine

175. Argentine : secteur agricole mobilisé, modèle productiviste conforté, Maristella Svampa

183. Paraguay : de la crise à la souveraineté alimentaire ?, Marielle Palau

189. Bolivie : gestion de l’inflation sur fond de forte polarisation politique, Mamerto Pérez

197. Brésil : mouvements paysans face aux conséquences foncières de la hausse des prix, Carlos Walter Porto-Gonçalves, Paulo Roberto Alentejano

203. Venezuela : politiques publiques et organisation sociale face à la dépendance alimentaire, Héctor Lucena et Letitia Montilla

211. Haïti : colère populaire sur fond de crise totale, Maggy Mathurin

215. Guatemala : nouveaux défis pour les mobilisations sociales et indigènes, Simona Violetta Yagenova

221. Mexique : « crise de la tortilla » et orages à venir, Guillermo Almeyra

225. Index

227. Liste des Alternatives Sud parus

Présentation

 
Port-au-Prince, Le Caire, Dakar, Mogadiscio, Kuala Lumpur, Manille,… pour nombre de capitales du Sud, l’année 2008 aura été celle des « émeutes de la
faim ». Traditionnellement sourds aux appels de la rue, les gouvernements des pays concernés ont cette fois réagi au quart de tour, conscients que cette
colère populaire là, celle des « ventres creux », constituait une menace sans égal pour leur stabilité. Les réfl exes répressifs ont donc été accompagnés
d’une batterie de mesures d’urgence visant à contenir les prix (vente d’aliments subsidiés, réduction des taxes à l’importation, limitation des exportations, etc.). Expression spectaculaire des tensions sociales et politiques qui agitent l’univers urbain, les « émeutes de la faim » n’épuisent cependant pas la diversité des réactions des populations concernées. Dans de nombreux pays, le mécontentement a tant bien que mal été canalisé dans des manifestations « contre la vie chère » par les acteurs syndicaux ou les forces de l’opposition, avec l’espoir – au-delà de l’urgence humanitaire – d’arracher des changements démocratiques et sociaux à des élites prises en défaut par l’ampleur de la crise. Plus fondamentalement, ces protestations sont l’ultime soubresaut d’une tendance lourde : la marginalisation des agricultures vivrières au profit des monocultures d’exportation et la dépendance accrue des pays pauvres vis-à-vis des marchés internationaux qui en découle. Les organisations paysannes sauront-elles s’appuyer sur la prise de conscience, partagée par un nombre croissant de décideurs nationaux, des dangers de la libéralisation agricole pour faire avancer le principe de la souveraineté alimentaire ?



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