Expansion du tourisme : gagnants et perdants

Collection "Alternatives Sud"


Parution : octobre 2006
Pages : 236 pages
Format : 135 x 215
ISBN : 2-84950-105-0


Table des matières

Editorial

Bernard Duterme

Expansion du tourisme international : gagnants et perdants

 

Points de vue critiques du Sud

Equations Expansion du tourisme international et libéralisation des services

 

Anita Pleumaron

Privatisations, marchandisation et tourisme

K.T. Suresh 

Alternative démocratique à la logique dominante du tourisme mondial 

Mariama Williams

Economie politique du tourisme : libéralisation et condition des femmes

Françoise El Alaoui

Expansion du tourisme mondial et alternatives éthiques 

Anita Pleumaron 

Tourisme, mondialisation, consumérisme et développement durable en Asie du Sud-Est 

Mimoun Hillali 

Tourisme rural en Afrique : concilier « authenticité », « qualité » et « rentabilité » ? 

Bruno Sarrasin et Haja Ramahatra

Biodiversité et logique du développement « par » et « pour » l’écotourisme à Madagascar 

Raymond de Chavez

Mondialisation et tourisme : mélange détonant pour les peuples indigènes 

Daniel Hiernaux

Tourisme au Mexique : modèle de masse, de l’étatisme au marché 

Ranjan Solomon

Tourisme dans les petits Etats insulaires en développement : quelle durabilité ?

Présentation

Si l’explosion du tourisme – 10 millions de vacanciers internationaux en 1950, 1 milliard en 2010 – repose pour l’essentiel sur sa démocratisation au sein des couches moyennes des pays riches, son internationalisation n’en confirme pas moins son caractère profondément inégalitaire.
Révélateurs criants des disparités Nord-Sud, les flux et l’industrie touristiques ont aussi tendance à creuser les écarts : quelques tour-opérateurs transnationaux se partagent une part croissante des profits – plus de 500 milliards d’euros de recettes pour l’ensemble du secteur, 10 % du produit mondial brut – et le « premier monde » s’impose toujours comme le principal émetteur et récepteur de ces « migrants de plaisance » que sont les vacanciers.
Pour autant, le tourisme est aussi devenu la première source de devises pour un tiers des « pays en voie de développement ».
A quels coûts sociaux, environnementaux et culturels ? Privatisation du patrimoine, saccage des écosystèmes, folklorisation des sociétés, consommation des mœurs… la monoculture du tourisme massifié et la diversification tous azimuts de son offre induisent-elles autre chose qu’un « nouvel usage occidental du monde » ?
Les initiatives en matière de tourisme solidaire, durable ou éthique veulent le croire, en transformant le loisir en un échange équitable, instrument d’écodéveloppement… Reste que la réalité tenace du rapport inégal entre « visiteurs » et « visités » et celle, plus globale, du déséquilibre entre promoteurs de l’industrie touristique et populations locales invitent à penser de nouvelles formes de régulation.

Commentaire

Les auteurs :

Mimoun Hillali (professeur à l’Institut supérieur international du tourisme de Tanger, Maroc ; auteur de Le tourisme international vu du Sud ;
K.T. Suresh (coordinateur d’Équations - Justice, démocratie et tourisme - à Bangalore, Inde) ;
Anita Pleumaron (coordinatrice de Tourism Investigation and Monitoring Team - tim-team, Third World Network, Bangkok, Thailande) ;
Françoise El Alaoui (professionnelle dans le tourisme méditerranéen, auteur de Le tourisme équitable) ;
Jean Nke (responsable de mouvements écologistes africains, Cameroun) ;
Raymond de Chávez (chercheur à la Tebtebba Foundation, Baguio City, Philippines) .




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