 |  | Objectifs du millénaire pour le développementPoints de vue critiques du SudCollection "Alternatives Sud" Parution : mars 2006 Pages : 206 pages Format : 135 x 215 ISBN : 2-94950-083-6
Table des matièresEditorial
Frédéric Lapeyre
Objectifs du millénaire pour le développement : outils de développement ou cheval de Troie des politiques néolibérales ?
Points de vue critiques du Sud
Focus on the Global South OMD et éradication de l’extrême pauvreté et de la faim
Antonio Tujan OMD : réduire la pauvreté ou édulcorer la mondialisation néolibérale ?
Martin Khor Conséquences de certaines règles de l’OMC sur la poursuite des OMD
Francisco G. Pascual Jr
OMD : un nouveau partenariat mondial pour le développement ?
Samir Amin OMD : instrument de légitimation et d’expansion du modèle dominant
Patrick Bond
OMD et gouvernance mondiale : quelles luttes contre la pauvreté ?
Demba Moussa Dembele
OMD et dépendance de l'Afrique vis-à-vis de l'aide au développement
Hellen Wangusa
OMD : institutions promotrices, financement et réalités concrètes
Alejandro Bendaña
" Bonne gouvernance " et OMD : contradictoires ou complémentaires ?
Rémy Herrera
OMD : lutte contre la pauvreté ou guerre contre les pauvres?
 Adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies en 2000, les « Objectifs du millénaire pour le développement » (OMD), à atteindre d’ici à 2015, s’imposent comme le cadre mondial de référence des stratégies officielles de lutte contre la pauvreté pour ce début de 21e siècle. Ils n’en sont pas moins l’objet d’examens plus ou moins critiques, en particulier en provenance du Sud. Considérés, à un premier niveau d’analyse, comme insuffisants – en recul par rapport à des engagements antérieurs, en retard dans leur réalisation ou déjà marginalisés de l’agenda de la « communauté internationale » –, les OMD, leurs « cibles » et leurs « indicateurs » apparaissent, à un second niveau d’analyse, comme un nouvel instrument d’intégration subordonnée à l’économie mondialisée. « Mieux que rien » pour les uns, « plus du même » pour les autres, les Objectifs du millénaire n’en sortent donc pas indemnes. Les ressorts sécuritaires de l’initiative et le caractère technocratique des stratégies formulées tranchent avec les intentions humanistes affichées. La conception du développement sous-jacente évacue les thèmes de la réduction des inégalités, de la justice sociale et de la promotion d’emplois décents, pour confirmer la perspective néolibérale des politiques d’ajustement promues : ouverture commerciale, « bonne gouvernance », privatisations...
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