Rencontre avec les auteurs de Vengeance d’Etat. Villiers-le-Bel : des révoltes aux procès vendredi 14 octobre – 19h 

Libraire La Breche 27 rue Taine 75012 Paris

 

 

 

 

 


A l'occasion de la parution du livre "Un Troussage de domestique", , les éditions Syllepse vous convient à une RENCONTRE AVEC presse en présence des auteures.

 

Jeudi 15 septembre 2011 à 19 heures

au Lieu Dit

 

6 rue Sorbier, 75020 Paris

 

 

 

 

Vendredi 23 septembre à 19 heures,


à la librairie Violette and Co


102 rue de Charonne, 75011 Paris

 

 
L'objet de ce livre n’est nullement de discuter des faits de ce qu’on a appelé dès son début, le 14 mai, l’« affaire Strauss-Kahn ». Il est de rendre compte de l’effarement des féministes françaises devant les déclarations des hommes – et femmes – politiques à la nouvelle de l’arrestation de Dominique  Strauss-Kahn. 
Effarement et indignation: Dominique Strauss-Kahn vu comme une victime et, surtout, on ne voyait que lui, comme s' il ne s’agissait pas d’une agression, vraie ou fausse peu importe ici, mais en tous les cas qui impliquait au moins deux personnes. 
Ce livre consiste en une sélection de textes de féministes (journalistes, universitaires, chercheuses, étudiantes, de toutes générations) qui s’arrête, sauf exception, à la première semaine de juin. Ainsi, sauf pour l’article de Clémentine Autain et Audrey Pulvar qui clôt le livre, il n’y a pas de réaction à l’annonce de la fin des poursuites contre DSK fin juillet pas plus qu’aux propos sur sa « résurrection ». 
Beaucoup de femmes, mais aussi beaucoup d’hommes ont été choqués par la défense d’une soi-disant culture nationale pour justifier l’injustifiable. Mais les violences faites aux femmes sont sorties du tabou. La confrontation politique sur le viol et les violences est ouverte. A moins d’un an de la présidentielle.
 
Les auteures: Clémentine Autain, Jenny Brown, Mona Chollet, Sophie Courval, Christine Delphy, Rokhaya Diallo, Béatrice Gamba, Michelle Guerci, Gisèle Halimi, Christelle Hamel, Natacha Henry, Sabine Lambert, Titiou Lecoq, Claire Levenson, Mademoiselle, Marie Papin, Emmanuelle Piet, Audrey Pulvar, Joan W. Scott, Sylvie Tissot, les TumulTueuses, Najate Zouggari
 
 
Un troussage de domestique: sortie librairie le 1er septembre. 
ISBN: 978-2-84950-328-7
pages 184
prix: 7 euros

 

 

 

 

 

 

Chicago, le moment 68. - Territoires de la contestation étudiante et répression politique.

Conférence-débat avec l’auteur, Caroline Rolland-Diamond,

Jeudi 9 juin 2011,

18h-20h, à Paris,

Maison des initiatives étudiantes

(50, rue des Tournelles, 75003, Paris,

salle de conférences, 1er étage),

 

Jean-René CHAUVIN 1918-2011

Notre ami, camarade et auteur Jean-René Chauvin vient de disparaître.

Militant du Parti ouvrier internationaliste (trotskiste), il est arrêté, le 15 février 1943, aux abords de la Gare du Nord à Paris par la police française. De la rue des Saussaies, il est transféré à Fresnes puis à Compiègne. Il sera déporté à Mauthausen puis dans le kommando du Ljubelj-pass et enfin à Auschwitz et au kommando de la mine de Jawischowitz, il connaîtra sa première marche de la mort vers Buchenwald d’où il sera envoyé dans le Schwalbe-kommando. Ce sera alors sa seconde marche de la mort vers Leitmeritz où il est libéré par les Soviétiques le  8 mai 1945. Il raconte cette période de sa vie dans Un trotskiste dans l'enfer nazi, et prolonge dans ce livre sa réflexion sur l’expérience concentrationnaire, notamment celle des camps soviétiques.
À son retour des camps, il sera journaliste, spécialisé dans le domaine des affaires sociales, et toujours militant révolutionnaire. Tout au long de ces années, et jusqu'à son dernier souffle, Jean-René a défendu, envers et contre tout, ses idéaux de fraternité, de justice et de combat pour une société socialiste et démocratique. La barbarie n’a pas eu raison de lui.
Il portait tatoué sur son avant-bras droit le matricule 201627.

Pour les éditions Syllepse

Patrick Le Tréhondat et Patrick Silberstein

Rencontre avec  PAULINE DEBENEST, VINCENT GAY et GABRIEL GIRARD co-auteurs de Féminisme au pluriel jeudi 24 novembre - 19h


A la librairie Violette and co

102 rue de Charonne

M° Charonne ou Faidherbe Chaligny

 


 

 

 

 

Rencontre avec Frédéric Gircour co-auteur de LKP Guadeloupe:  le mouvement des 44 jours Mardi 9 novembre – 19h 

Libraire La Breche 27 rue Taine 75012 Paris

 

 


 

 


L'autogestion, quelle actualité politique ?

12-13 novembre 2010 à Lyon

 

L'objectif de cet événement est de faire le point sur l'actualité de l'autogestion,
à l'occasion de la sortie de deux ouvrages sur ce thème. Il articule deux
soirées publiques et une journée d'études

lire le programme ici


RENCONTRE AVEC DAVID HARVEY, théoricien de la Radical Geography


À l’occasion de la parution en français de ses ouvrages

Géographie et capital et Le nouvel impérialisme,

les éditions Les Prairies ordinaires et les éditions Syllepse

ont le plaisir de vous convier à une rencontre avec leur auteur,

jeudi 21 octobre de 18 h 30 à 22 h

à l’École d’architecture de Paris

60 bd de la Villette, 75019 Paris

métro Belleville ou Colonel Fabien

 

avec le soutien de: Actuel Marx, ContreTemps, Espaces Marx,
le Genre urbain, Séminaire « Marx au 21e siècle », Société Louise Michel


 

LES éditions Syllepse ont la tristesse de vous informer de la disparition de leur ami et auteur, Wilebaldo Solado. 


Né le 7 juillet 1916 à Burgos, Wilebaldo Solano a vingt ans quand éclate, le 18 juillet 1936, la rébellion militaire contre la République espagnole. 
Militant du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM), le parti socialiste révolutionnaire anti-stalinien, il est secrétaire général des Jeunesses de ce parti. 
Après avoir échappé à un attentat stalinien en 1937, il fait partie de la nouvelle direction du POUM après que nombre de ses dirigeants aient été tués au combat ou assassinés par les staliniens, dont Andréu Nin, enlevé et torturé par les hommes de Moscou. 
Passé en France en février 1939, Wilebaldo Solano est condamné par un tribunal militaire français à vingt ans de travaux forcés en février 1941. Libéré par un groupe de partisans en juillet 1944, il combat dans le maquis et participe à la libération d'Agen et de Marmande. 
Il rentre clandestinement en Espagne en 1947 pour réorganiser le POUM. En exil, il travaille à l'Agence France Presse tout en participant à divers revues marxistes-révolutionnaires.
Il participe à la création de la Fondation Andreu Nin qui a pour objectif la réhabilitation des victimes du stalinisme espagnol et la défense  du socialisme révolutionnaire et démocratique.
Quand la nuit franquiste s'est abattue sur l'Espagne tandis que montaient au firmament les étoiles jumelles du fascisme et du stalinisme, Wilebaldo Solano n'a renoncé à rien. Il a continué le combat contre chacune de ces deux étoiles, pour qu'un nouvel astre se lève. La révolution et l'émancipation de l'humanité sont restées son horizon. 
Sa mémoire incandescente nous a rappelé que le curé franquiste de Villablino qui clamait en chaire aux familles des fusillés que "les rouges sont de tels démons que même la terre n'en veut pas et les rend" avait raison: les démons sont éternels. Et Wilebaldo était un sacré démon !
Il publie, notamment en France, Le POUM: révolution dans la guerre d'Espagne qui paraît aux éditions Syllepse en 2002.
A la victoria !

 

Nos vies sous surveillance - Protéger nos données personnelles pour protéger notre vie privée


Débat public organisé par la Ligue des droits de l'homme (Paris 5e-13e) avec

Jean-Claude Vitran

responsable du groupe de travail «Libertés et technologies de l'information et de la communication» de la LDH

David Forest

avocat, auteur de l'Abécédaire de la société de surveillance, Éditions Syllepse, 2006

jeudi 10 juin à 19h30

Ecole nationale supérieure des Arts et Métiers

amphi A

151 bd de l'Hopital, 75013 Paris

(métro place d'Italie, bus 57, 67)



 

Bombay, rivage des possibles , carnets de voyage dans la planète altermondialiste

Une rencontre autour du livre aura lieu

le mercredi 26 Mai 2010 à partir de 19h, à

la librairie Texture, 94 avenue Jean Jaurès,

75019 Paris - métro Laumière ou Jaurès

 

 

 

 


 

Les éditions Syllepse ont eu ce jour la tristesse d'apprendre la disparitionde leur camarade et ami Daniel Bensaïd.


Membre du conseil de lecture et d'orientation des Éditions Syllepse, codirecteur de la collection "Mille Marxismes" et directeur de publication de la revue "ContreTemps", 

Daniel aura marqué de son empreinte l'existence et les activités de notre maison d'édition, 

notamment en 2008 à l'occasion du 40e anniversaire des "événements" de mai-juin 1968, "Mai 68 ce n'est toujours qu'un début".

Ce n'était effectivement qu'un début…

Les Éditions Syllepse





 

Pierre Avot-Meyers nous a quittés

Pierre Avot-Meyers était né le 8 juillet 1930 à Paris. Il était entré dans la vie active en 1946. Il avait adhéré à la CGT dès 1948. En octobre 1949, il était embauché comme OS chez Chausson à Gennevilliers.

Il débutait à l’atelier MO, sur la chaîne d’assemblage des carrosseries « en blanc » (Ford et Vedette). Après son service militaire (Octobre 1950 – Mai 1952), il était muté à Meudon, où il travaillait en équipes, à l’atelier des grosses presses.

Il était de retour en 1953, à Gennevilliers à l’usine G, d’abord sur la chaîne des cars et de nouveau à l’atelier MO, au ferrage des carrosseries Simca (Versailles, Beaulieu, Chambord…). Il a été délégué CGT du personnel de 1954 à 1958, date à laquelle il quittait l’entreprise. Il était membre du Parti Communiste Internationaliste (trotskiste) depuis 1949. Il a participé  (été 1950) à la brigade des jeunes de chez Chausson en Yougoslavie. Il s’est engagé dans le soutien au FLN pendant la guerre d’Algérie. Un engagement qui n’était pas sans risque.

En 1960, la police découvre l’imprimerie clandestine de la IV e Internationale, en Région parisienne. Il est pourchassé par des agents de la DST. Il doit se réfugier en Italie. Il vit en Algérie après son indépendance, il devient collaborateur du journal du FLN El Moudjahid. Le 19 juin 1965, Houari Boumediene et les militaires réalisaient un coup d’état. Pierre Avot- Meyers était arrêté dans la nuit du 2 septembre, par des policiers en civil, sans aucun mandat d’amener, d’arrêt ou de perquisition. Avec Simonne Minguet, ils opposent une vive résistance, ils sont frappés, enchaînés et conduits au siège de la Police des Renseignements Généraux où ils sont interrogés. Pierre s’en tirera avec la fracture d’une côte et diverses blessures. Ils sont incarcérés et mis au secret durant trois semaines, puis expulsés vers la France. Pierre entame une nouvelle carrière professionnelle, il devient correcteur de presse au Canard enchaîné, à l’Encyclopédie Universalis.

Il collaborait bénévolement aux éditions Syllepse où il corrigeait les épreuves de différents ouvrages. C’est en 2001, que je rencontrais pour la première fois Pierre, lors d’une réunion de militants de chez Chausson. Un groupe de travail s’est constitué, il comprenait des syndicalistes de la CGT et de la CFDT, l’ouvrage Chausson : une dignité ouvrière, se construira. Outre l’intérêt de son témoignage sur les conditions de travail dans l’entreprise, il nous fit découvrir un événement oublié – celui de la Brigade Commune de Paris – constituée d’une quinzaine de jeunes de chez Chausson qui à l’été 1950 était parti en Yougoslavie soutenir le socialisme autogestionnaire initié par Josip Broz Tito. Pierre nous a apporté son capital intellectuel, ses connaissances, ses exigences de correcteur de presse dans l’élaboration, la rédaction de l’ouvrage. Le livre édité chez Syllepse, préfacé par Michel Verret, a fait date. Il est à ce jour, le seul ouvrage qui retrace l’histoire industrielle et sociale d’une entreprise, sur un secteur industriel (Asnières – Gennevilliers) qui en comptait d’innombrables.

Nous garderons en mémoire, sa gentillesse, son sourire, son dévouement sans compter a un mouvement ouvrier progressiste.                                                                                                                        

Daniel Grason.

autour du livre Abécédaire de la surveillance

La librairie Tekhnê

7, rue des Carmes 75005 Paris

tel : 01 43 54 70 84 - tek@club-internet.fr

M° Maubert-Mutualité

vous invite

jeudi 28 mai à partir de 18 h

à une rencontre avec

David Forest

autour du livre

Abécédaire de la surveillance

Editions Syllepse, collection Arguments et mouvements

Des débats sur la loi «Hadopi» à ceux sur le dossier médical personnel, en passant par les caméras de vidéosurveillance et la puce RFID, se dessine une «société de surveillance». L’ouvrage permet de comprendre ces phénomènes en clarifiant leurs aspects techniques et en les replaçant dans une perspective politique globale.

 

David Forest est avocat, spécialisé dans les technologies de l’information, et docteur en science politique. Il a notamment publié « Le prophétisme communicationnel. La société de l’information et ses futurs »

aux éditions Syllepse (2004).

 

Fête de Syllepse le samedi 20 juin 2009

à La Maison de l’arbre
9 rue François Debergue, à Montreuil-sous-Bois
(métro ligne 9 « Croix-de-Chavaux »)
Vingt bougies à souffler
Des verres et des airs à siffler
Des livres à dévorer
avec Guyom Touseul
“Chanson française. Chansons à boire, à aimer, à se révolter”

entrée libre 



  

Pour le livre Face aux menaces contre le prix unique du livre, les professionnels et les lecteurs se mobilisent

Des amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ».

Les professionnels du livre, auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires, rejoints par les bibliothécaires et de nombreux acteurs du livre en régions, ont expliqué d’une même voix que ces amendements remettaient en cause la loi de 1981 et menaçaient les équilibres du marché du livre, ainsi que la diversité de la création et de l’édition françaises. Leur mobilisation a été relayée par des membres du gouvernement. Madame Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a souligné combien cette loi restait un outil indispensable pour protéger la littérature. Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, quant à elle, a indiqué ne vouloir changer ni la politique du livre ni le système législatif actuel.

Les acteurs du livre sont néanmoins inquiets car beaucoup d’idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel. Le lobbying qu’elles exercent auprès des parlementaires est à l’origine de ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d’imposer un modèle commercial basé sur une volonté d’hégémonie et une stratégie purement financière. Derrière leurs arguments démagogiques mêlant modernité, défense du pouvoir d’achat et même écologie se cache un combat contre la création, la diversité, la concurrence et l’accès du plus grand nombre au livre. Lire la suite sur

http://www.lekti-ecriture.com/signezpourlelivre/index.php?petition=2

 

A propos des récentes agressions contre Carine Clément, auteure de Les Ouvriers russes dans la tourmente du marché (Syllepse, 2000)  et d’autres militants sociaux de Russie

Des faits

13 novembre, 11h : agression contre Carine Clément, sociologue, directeur de l’Institut indépendant de l’Action collective, engagée dans le réseau « Union des soviets de Coordination de Russie » et dans les luttes concernant le droit au logement. Alors qu’elle se rendait à une réunion publique de mouvements de gauche moscovites, deux jeunes hommes lui ont planté une seringue dans la cuisse. C’est la troisième agression contre Carine Clément en deux semaines, à compter du 24 octobre, à la veille de l’action interrégionale « Journée de la colère » qui a vu participer à une journée de solidarité sur les droits sociaux des mouvements d’une quarantaine de villes de Russie. Depuis 2005 Carine soutient activement, en tant que sociologue et militante, le développement des initiatives sociales, citoyennes et syndicales indépendantes.

13 novembre, tôt le matin, est retrouvé dans la cour de son immeuble le corps criblé de coups de Mikhail Beketov, rédacteur en chef du journal « Kimkinskaïa Pravda » et militant du mouvement pour la sauvegarde de la forêt de Khimki (région de Moscou). A l’hôpital au service de réanimation, il est entre la vie et la mort. Il mène depuis deux ans, avec ses camarades du mouvement, le combat contre la destruction de la forêt et les constructions immobilières spéculatives, ainsi que contre la corruption du pouvoir local.

13 novembre, 18.45, tentative d’agression contre le leader du mouvement des petits propriétaires terriens arnaqués de la banlieue de Moscou, Sergueï Fedotov. Il est attaqué par deux jeunes gens avec des battes de baseball. Il réussit à s’enfuir dans sa voiture. Depuis 5 ans, les militants de ce mouvement mène la lutte pour rétablir leur droit à la propriété des terrains qui leur ont été volés à la suite de privatisations frauduleuses.

Dans la nuit du 13 au 14 novembre, à 1h du matin, Alexeï Etmanov, président du syndicat indépendant de l’usine Ford de la région de Saint-Pétersbourg est attaqué pour la seconde fois en l’espace d’une semaine. Préparé à une éventuelle agression et avec l’aide des camarades du syndicat qui l’escortaient, il réussi à parer l’attaque (à la barre de fer) et à arrêter l’un des agresseurs, qui est livré à la police. Alexeï est connu pour avoir été l’un des fondateurs du nouveau syndicat de Ford qui s’est illustré par la grève la plus longue et massive de l’histoire récente de la Russie, en novembre-décembre 2007.

Une analyse rapide

Les faits sont choquants, parce que regroupés dans le temps et touchant des personnes aux sphères d’activité différentes. Mais ils ne sont qu’une illustration de la tendance de ces derniers mois à l’utilisation des méthodes banditistes pour régler les conflits sociaux. Des centaines de militants, plus ou moins anonymes, des causes du logement, du travail, de l’anti-corruption, de l’écologie, du droit à la terre ont été touchés par ces méthodes, dans la plupart des régions de Russie.

Or ce ne sont pas des opposants au régime, ni même, pour la plupart, des militants politiques, mais des citoyens qui ont pris le chemin du militantisme au nom du rétablissement de l’équité et de l’égalité de tous devant la loi, au nom de la dignité de soi et de la défense de droits collectifs violés. Les puissances de l’argent et du pouvoir contre lesquelles ils se battent en viennent aux mains. Cela signifie que la vague montante des résistances ne peut plus être contenue par la seule justice corrompue, l’usage partial de la loi ou le discrédit dans les médias. Cela indique également le degré de déliquescence du système russe, hypercentralisé, sans contre-pouvoirs réels, sans possibilité de réel contrôle citoyen, dévoré par une corruption massive, où le « tout est permis » (re)devient la règle.

Les réactions sont abondantes en Russie même, où différentes initiatives sont prises d’organisation de rassemblements et de pétition. Ci-dessous la traduction de la pétition lancée par le réseau de l’Union des soviets de coordination de Russie (SKS).

« Arrêter la terreur contre les militants sociaux ! »

Ces derniers temps se sont multipliés les cas d’agression banditistes à l’égard de leaders des mouvements sociaux et syndicaux. Parmi les cas les plus récents, retenons les agressions contre l’un des leaders de l’Union des soviets de coordination de Russie Carine Clément, contre le président du Comité syndical de Ford Alexeï Etmanov, contre le leader du mouvement pour la sauvegarde de la forêt de Khimki Mikhail Beketov, contre le leader du mouvement des petits propriétaires terriens arnaqués Sergueï Fedotov. Qui plus est, ont été victimes d’attaques de multiples militants luttant contre les constructions immobilières spéculatives dans les grandes villes, ainsi que de nombreux militants syndicaux « dérangeants ». Il y a des cas d’assassinats, en particulier concernant les militants antifachistes.

Ce n’est pas une coïncidence, mais une tendance évidente : contre les citoyens en train de se mobiliser, qui essaient de rétablir la justice et de défendre leurs droits légaux, est de plus en plus utilisée la force brutale. A court d’arguments, les puissances contre lesquelles ils se battent ont recours au banditisme. Certes, les commanditaires sont différents dans chaque situation, mais la tendance actuelle montre qu’en Russie sont réunies aujourd’hui des conditions idéales pour le développement ultérieur de ce type d’usage sauvage du « dialogue social ». C’est le règne de la non-loi, l’absence de toute responsabilisation pour violation de la loi par les personnes au/ou proche du pouvoir, la corruption massive, l’hypercentralisation du pouvoir sans aucun contrôle « d’en bas ». La plupart des ces affaires « politiques » ne font pas l’objet d’une réelle enquête, les responsables ne sont pas identifiés, ce qui donnent aux agresseurs le sentiment d’impunité et ne fait que provoquer de nouveaux actes de banditisme contre les militants.

Nous disons : ça suffit !

Nous exigeons des enquêtes soignées et efficaces concernant tous les faits d’agressions contre des militants sociaux. Le regroupement de tous ces faits dans une catégorie particulière, la mise en place d’une unité spéciale au sein du Ministère de l’Intérieur pour l’investigation de ces cas, ainsi que la garantie d’une information large de l’opinion publique sur le cours de l’enquête.

Nous exigeons que les agresseurs soient condamnés et subissent les peines prévues par la loi, quel que soit le degré de pouvoir de leurs protecteurs.

Nous déclarons que la violence et la terreur ne nous font pas peur, nous continuerons notre lutte pour les droits sociaux des citoyens du pays.

Nous nous adressons au pouvoir d’Etat qui se positionne comme le garant de « l’ordre public » pour le sommer de faire respecter cet « ordre public » y compris par les personnes de pouvoir. Parce que pour le moment nous assistons surtout aux arrestations de grands-mères et jeunes militants lors de réunions de quartier, de rassemblements ou de grèves, alors que nous n’entendons presque pas parler de l’arrestation de gouvernants corrompus ou d’employeurs arbitraires. A bas la politique du deux poids, deux mesures !

Dans cette situation nous affirmons notre droit à l’autodéfense ; nous utiliserons tous les moyens possibles pour garantir la sécurité de nos camarades.

Au 15 septembre, la pétition est signée par une centaines d’associations, syndicats, groupes d’intiatives et mouvements de régions différentes de Russie.

 

 

rencontre autour de l'ouvrage Les ravages de la  modernisation  universitaire

La librairie l'Arbre à lettres

2 rue E. Quenu 75005

Organise le mercredi 18 juin à 19h

une rencontre autour de l'ouvrage Les ravages de la  modernisation  universitaire en Europe (éd Syllepse, 2008) en présence de certains  des auteurs et d'Alain Trautmann de Sauvons la recherche.



 

Présentation de LA FRANCE DES ANNEES 68 - MERCREdi 14 mai à 19 H 

 

  aUTOUR DE LA FRANCE DES ANNEES 68

AVEC PATRICK SILBERSTEIN 

MERCREdi 14 mai à 19 H

Librairie L'OEIL AU VERT
59 rue de l'Amiral Mouchez
75013 PARIS

 

  

Présentation de LA FRANCE DES ANNEES 68 - vendredi 2 mai à 18 H 30 à Fort de France

AUTOUR DE LA FRANCE DES ANNEES 68

 

vendredi 2 mai à 18 H 30

à Fort de France

à L'AMEP (lycée général et professionnel);

Le débat est organisé par la librairie Alexandre

et est introduit par Gilbert PAGO

et Philippe Pierre-Charles, secrétaire général du syndicat CDMT

 

Autour de Mai 68 - Dijon

 

Soirée débat 
Autour de 68 à partir de la France des années 68 (Syllepse)

et du n°4 de Dissidences (Le Bord de l'eau).

Librairie Grangier, 14 rue Château 21000 Dijon
le mercredi 14 mai 2008 
de 17h à 19h.

 

 

Un siècle de mouvements étudiants dans la société française - Tours - 13 mars 2008


Jeudi 13 mars, 20h
Alain MONCHABLON, professeur d’histoire en Première supérieure (khâgne)

Brasserie de l’Univers
8, place Jean Jaurès
37000 Tours
 
Un siècle de mouvements étudiants dans la société française: état des recherches
Les mouvements étudiants, aujourd’hui partie du paysage social et politique contemporain, semblent venus de nulle part. Or on peut identifier, au moins à partir des débuts de la 3e république, des mouvements étudiants à vocation représentative, sans préjudice des divers groupes à vocation politique et des explosions brutales. C’est à retracer l’historique et à définir la place de cet ensemble dans l’histoire sociale et politique de la société française que l’on voudrait s’attacher: le mouvement étudiant a une histoire.

 

A lire Cent ans de mouvements étudiants

 

 

Nous venons d’apprendre avec tristesse la disparition de l’historien Claude Liauzu.

Spécialiste de la colonisation française à l’université Paris 7 Denis-Diderot, il était connu pour son travail d’historien désireux de dialoguer avec les autres disciplines des sciences humaines, son souci d’une réflexion citoyenne assumée sur les questions mémorielles, sa préoccupation permanente quant aux conditions de la vie universitaire et estudiantine.

Claude, qui dirigeait la collection "Histoire : enjeux et débats" aux éditions Syllepse, et qui avait publié plusieurs ouvrages chez nous, était avant tout un ami.

24 mai 2007

Bibliographie chez Syllepse :

La colonisation, la loi et l’histoire (Gilles Manceron et Claude Liauzu, coord.), 2006.

« Avatars de l'histoire de la colonisation : bilan », in Unité et globalité de l’Homme. Des humanités aux sciences humaines (Marie-Louise Pelus-Kaplan, coord.), 2006.

Violences et colonisation. Pour en finir avec les guerres de mémoires (Claude Liauzu, coord), 2003.

Quand on chantait les colonies. Colonisation et culture populaire de 1830 à nos jours (Claude Liauzu et Josette Liauzu), 2002.

Transmettre les passés. Nazisme, Vichy, conflits coloniaux. Les responsabilités de l’Université (Marie-Claire Hoock-Demarle et Claude Liauzu, coord.), 2001.

Préface de Jean Martin, Algérie 1956 : Pacifier, Tuer. Lettres d'un soldat à sa famille, 2001.

 

 

Les éditions Syllepse ont la tristesse de vous annoncer le décès de Simonne Minguet.

Simonne avait publié aux éditions Syllepse, en 1997, Mes années Caudron Une usine autogérée à la Libération sur sa participation entre 1944 et 1948 à cette expérience d'autogestion d'une entreprise dans la région parisienne. Nous devions retrouver Simonne quelques années plus tard dans Les Camarades des frères. Trotskistes et libertaires dans la guerre d’Algérie, où Sylvain Patieu décrivait ses activités de soutien à la lutte de peuple algérien pour sa libération. Activités sur lesquelles elle avait prévu de revenir dans un ouvrage qu'elle aurait consacré à cet engagement qui la conduisit jusqu'en Algérie d'où elle fut expulsée en 1965 lors du coup d'Etat de Boumedienne.
Militante trotskiste et autogestionnaire, ardente féministe, elle consacra toute sa vie à la lutte pour l'émancipation de l'humanité et pour une révolution mondiale qu'elle appelait de ses vœux.
Les éditions Syllepse assurent à Pierre, son compagnon, infatigable correcteur de nos manuscrits, le témoignage de notre sympathie et de notre peine.

 

 

 

 

 

 

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