6 mai : rencontre à l’occasion de la sortie de la
nouvelle Note de la Fondation Copernic "Un an après l’élection de François
Hollande. Tableau d’un glissement néolibéral"
Vous êtes invité-es le
LUNDI 6 MAI À 19H00
AU CAFÉ LE LIEU-DIT
6, rue Sorbier – Paris
20ème
En cette date anniversaire du second tour de
l’élection présidentielle, la Fondation Copernic vous invite à venir discuter avec des
coordinateurs et auteurs de la Note
UN AN
APRÈS L’ÉLECTION DE FRANÇOIS HOLLANDE
TABLEAU D’UN GLISSEMENT
NÉOLIBÉRAL
Camille Jouve, Pierre
Khalfa, Claire Le Strat, Francis Parny
qui présenteront le travail collectif
réalisé, retraçant les grandes lignes de la première année du gouvernement
Ayrault.
Economie
Education, recherche, culture
Libertés, justice, égalité des droits
Social, droit du travail…
Quel bilan, pour quelles
perspectives ?
Venez en débattre avec
nous !
Il y a un an, nous étions
nombreux à être soulagés : « ouf », « enfin », « Sarkozy est battu ». Et beaucoup
d’entre nous espéraient surtout une rupture avec la politique menée pendant son
quinquennat, néolibérale et autoritaire. En un an, le gouvernement Hollande n’a
pas cessé d’agir. Mais dans quel sens ? Certes, il reste quatre ans. Mais, pour
l’instant, le changement attendu n’est pas au rendez-vous. Et, de glissement en
glissement, le gouvernement Ayrault semble plutôt engagé dans une fuite en avant
néolibérale. Par quels mécanismes ? Sur quels dossiers ? Cette Note de la
Fondation Copernic en fait un récapitulatif. Sur la politique européenne,
l’écologie, les droits des femmes, le logement, la fi scalité, la dérive
sécuritaire, la politique industrielle, les revenus, l’emploi, les
licenciements…, les choses ont changé, mais souvent dans le mauvais sens. C’est
parce que l’histoire n’est pas écrite d’avance, parce qu’il n’y a pas de
fatalité, qu’il fallait rapidement proposer un bilan d’étape. Et avoir un tel
bilan à l’esprit permettra d’agir, pour remettre à l’endroit ce que le
libéralisme fait tourner à l’envers.
Camille Jouve, Pierre Khalfa, Patrick Le Moal,
Claire Le Strat (coord.)
Black and Red. les mouvements noirs et la gauche
américaine (Ahmed
Shawki)
Débat
avec Caroline Rolland-Diamond et Maboula
Soumahoro
Dimanche 23 septembre 2012 à 15h, à
l’Espace Robespierre d’Ivry-sur-Seine (M°7 Mairie d’Ivry / RER C
Ivry-sur-Seine)
Rencontre-débat
"La Fraternité enfermée"
En compagnie de
Natacha Filippi, auteure de Brûler les prisons de l'Apartheid, Révoltes de prisonniers
en Afrique du Sud (Syllepse, 2012)
Et
Abdel Hafed Benotman, auteur,
entre autres, des Forcenés et d'Eboueur
sur échafaud
Fraternité enfermée et révoltes carcérales en France,
en Afrique du Sud et ailleurs...
Dans le cadre de la 2e édition du Festival "En
Première Ligne", co-organisé par l'association "En bout de
ligne" et la librairie-SCOP "Envie de lire" à Ivry-sur-Seine
(94200). Entrée libre et gratuite pour tou-te-s.
Amsterdam Entremonde è®e La fabrique l’échappée
Le passager clandestin L’épervier Les prairies
ordinaires Le temps des cerises Libertalia Lux Nous
Raisons d’agir Rue des cascades Syllepse Zones
TVA sur le livre - Le changement, c’est maintenant ?
- Rétablir à 5,5 % la TVA sur le livre
- Instaurer le livre comme bien de première nécessité
- Sauver la librairie et l’édition indépendantes
Si les régimes totalitaires brûlent les livres, il serait grand temps que les démocraties cessent de les noyer !
Parmi
les mesures du pouvoir sortant ayant frappé le plus durement le pouvoir
d’achat de l’immense majorité de la population, figure l’augmentation
de la TVA, impôt des plus injustes qui ponctionne implacablement le plus
grand nombre sans relation avec le niveau de revenu de ceux qui la
paient.
La décision du précédent gouvernement d’augmenter de facto le prix du livre constituait une mesure antisociale et anticulturelle.
En
décembre dernier, le candidat François Hollande avait protesté contre
la hausse de la TVA à 7 % sur le livre et affirmé qu’il souhaitait
rétablir le taux de TVA sur le livre à 5,5 % et « redéfinir les taux de
TVA ».
Sous
réserve d’autres mesures, nous attendons donc du nouveau président et
du nouveau gouvernement qu’ils abrogent les décisions prises par le
gouvernement sortant.
Paris, le 17 mai 2012
La tva passe de 5,50% à 7,00 % le 1er avril 2012
À propos de l'augmentation de la TVA sur le prix des livres
Les dernières mesures gouvernementales d’augmentation de la TVA, impôt des plus injustes qui ponctionne implacablement le plus grand nombre sans relation avec le niveau de revenu de ceux qui la paient, ont notamment conduit au relèvement de la TVA sur les livres de 5,50 % à 7%. Augmentation il faut le souligner, dont sera exempté le livre numérique, afin d'encourager le développement de ce « marché d'avenir ». Cette politique de nouvelles recettes fiscales, qui frappe durement la population, vise à réduire des déficits budgétaires provoqués par l’anéantissement programmé de la fiscalité sur les plus riches, qu’ils soient des particuliers ou des entreprises, et dont ce gouvernement sert les intérêts de façon constante et déterminée depuis 2007.
La décision du gouvernement Fillon-Mitterrand d’augmenter, le 1er avril 2012, de facto les prix de livres constitue donc pleinement une mesure anti-sociale et anti-culturelle.
L’ensemble des acteurs de la chaîne du livre (éditeurs, diffuseurs et librairies) a rapidement décidé de répercuter cette augmentation sur le prix des livres. Pourtant, dès que le projet d’augmentation a été annoncé, ceux-ci auraient pu, au -delà des communiqués de vœux pieux des syndicats professionnels, organiser une discussion publique et une mobilisation contre cette mesure inique. Des associations de consommateurs auraient pu être associées à ces initiatives. Enfin les lecteurs, et la population plus largement, auraient pu être appelés à la rescousse. Bref, on aurait pu sonner l’alarme publiquement plutôt que confiner discussions et récriminations dans des conciliabules entre professionnels.
Une autre voie possible, pour éviter cette augmentation du prix des livres, aurait pu être la prise en charge par les trois principaux acteurs de la profession de cette augmentation, en acceptant une réduction de leur marge respective. Cet effort partagé, en fonction de la solidité financière de chacun, aurait permis au lecteur de ne pas supporter cette charge supplémentaire. La situation économique difficile des librairies aurait été alors légitimement prise en compte, la charge supportée par celles-ci en termes de réduction de marge ne pouvant pas à l’évidence être égale à celle des diffuseurs et des éditeurs.
Pour sa part, si cette solution avait été retenue, les éditions Syllepse auraient été disposées à accepter cet effort.
Nous indiquons ici des pistes pour indiquer que d’autres voies étaient possibles.
Il aurait fallu une volonté.
Les éditons Syllepse ont malheureusement du constater que celle-ci n’existait pas. Dans cette situation, isolés, nous avons donc décidé de répercuter l’augmentation de la TVA sur le prix de nos livres. Ni plus, ni moins.
Paris, le 20 février 2012
Rencontre avec les auteurs de Vengeance d’Etat. Villiers-le-Bel : des révoltes aux procès vendredi 14 octobre – 19h
Libraire La Breche 27 rue Taine 75012 Paris
A l'occasion de la parution du livre "Un Troussage de domestique", , les éditions Syllepse vous convient à une RENCONTRE AVEC presse en présence des auteures.
L'objet de ce livre n’est nullement de discuter des faits de ce qu’on a appelé dès son début, le 14 mai, l’« affaire Strauss-Kahn ». Il est de rendre compte de l’effarement des féministes françaises devant les déclarations des hommes – et femmes – politiques à la nouvelle de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn.
Effarement et indignation: Dominique Strauss-Kahn vu comme une victime et, surtout, on ne voyait que lui, comme s' il ne s’agissait pas d’une agression, vraie ou fausse peu importe ici, mais en tous les cas qui impliquait au moins deux personnes.
Ce livre consiste en une sélection de textes de féministes (journalistes, universitaires, chercheuses, étudiantes, de toutes générations) qui s’arrête, sauf exception, à la première semaine de juin. Ainsi, sauf pour l’article de Clémentine Autain et Audrey Pulvar qui clôt le livre, il n’y a pas de réaction à l’annonce de la fin des poursuites contre DSK fin juillet pas plus qu’aux propos sur sa « résurrection ».
Beaucoup de femmes, mais aussi beaucoup d’hommes ont été choqués par la défense d’une soi-disant culture nationale pour justifier l’injustifiable. Mais les violences faites aux femmes sont sorties du tabou. La confrontation politique sur le viol et les violences est ouverte. A moins d’un an de la présidentielle.
Les auteures: Clémentine Autain, Jenny Brown, Mona Chollet, Sophie Courval, Christine Delphy, Rokhaya Diallo, Béatrice Gamba, Michelle Guerci, Gisèle Halimi, Christelle Hamel, Natacha Henry, Sabine Lambert, Titiou Lecoq, Claire Levenson, Mademoiselle, Marie Papin, Emmanuelle Piet, Audrey Pulvar, Joan W. Scott, Sylvie Tissot, les TumulTueuses, Najate Zouggari
Un troussage de domestique: sortie librairie le 1er septembre.
ISBN: 978-2-84950-328-7
pages 184
prix: 7 euros
Chicago, le moment 68. - Territoires de la contestation étudiante et répression politique.
Conférence-débat avec l’auteur, Caroline Rolland-Diamond,
Jeudi 9 juin 2011,
18h-20h, à Paris,
Maison des initiatives étudiantes
(50, rue des Tournelles, 75003, Paris,
salle de conférences, 1er étage),
Jean-René CHAUVIN 1918-2011
Notre ami, camarade et auteur Jean-René Chauvin vient de disparaître.
Militant du Parti ouvrier internationaliste (trotskiste), il est arrêté, le 15 février 1943, aux abords de la Gare du Nord à Paris par la police française. De la rue des Saussaies, il est transféré à Fresnes puis à Compiègne. Il sera déporté à Mauthausen puis dans le kommando du Ljubelj-pass et enfin à Auschwitz et au kommando de la mine de Jawischowitz, il connaîtra sa première marche de la mort vers Buchenwald d’où il sera envoyé dans le Schwalbe-kommando. Ce sera alors sa seconde marche de la mort vers Leitmeritz où il est libéré par les Soviétiques le 8 mai 1945. Il raconte cette période de sa vie dans Un trotskiste dans l'enfer nazi, et prolonge dans ce livre sa réflexion sur l’expérience concentrationnaire, notamment celle des camps soviétiques.
À son retour des camps, il sera journaliste, spécialisé dans le domaine des affaires sociales, et toujours militant révolutionnaire. Tout au long de ces années, et jusqu'à son dernier souffle, Jean-René a défendu, envers et contre tout, ses idéaux de fraternité, de justice et de combat pour une société socialiste et démocratique. La barbarie n’a pas eu raison de lui.
Il portait tatoué sur son avant-bras droit le matricule 201627.
Pour les éditions Syllepse
Patrick Le Tréhondat et Patrick Silberstein
Rencontre avec PAULINE DEBENEST, VINCENT GAY et GABRIEL GIRARD co-auteurs de Féminisme au pluriel jeudi 24 novembre - 19h
A la librairie Violette and co
102 rue de Charonne
M° Charonne ou Faidherbe Chaligny
Rencontre avec Frédéric Gircour co-auteur de LKP Guadeloupe: le mouvement des 44 jours Mardi 9 novembre – 19h
Libraire La Breche 27 rue Taine 75012 Paris
L'autogestion, quelle actualité politique ?
12-13 novembre 2010 à Lyon
L'objectif de cet événement est de faire le point sur l'actualité de l'autogestion,
à l'occasion de la sortie de deux ouvrages sur ce thème. Il articule deux
soirées publiques et une journée d'études
RENCONTRE AVEC DAVID HARVEY, théoricien de la Radical Geography
À l’occasion de la parution en français de ses ouvrages
Géographie et capital et Le nouvel impérialisme,
les éditions Les Prairies ordinaires et les éditions Syllepse
ont le plaisir de vous convier à une rencontre avec leur auteur,
jeudi 21 octobre de 18 h 30 à 22 h
à l’École d’architecture de Paris
60 bd de la Villette, 75019 Paris
métro Belleville ou Colonel Fabien
avec le soutien de: Actuel Marx, ContreTemps, Espaces Marx,
le Genre urbain, Séminaire « Marx au 21e siècle », Société Louise Michel
LES éditions Syllepse ont la tristesse de vous informer de la disparition de leur ami et auteur, Wilebaldo Solado.
Né le 7 juillet 1916 à Burgos, Wilebaldo Solano a vingt ans quand éclate, le 18 juillet 1936, la rébellion militaire contre la République espagnole.
Militant du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM), le parti socialiste révolutionnaire anti-stalinien, il est secrétaire général des Jeunesses de ce parti.
Après avoir échappé à un attentat stalinien en 1937, il fait partie de la nouvelle direction du POUM après que nombre de ses dirigeants aient été tués au combat ou assassinés par les staliniens, dont Andréu Nin, enlevé et torturé par les hommes de Moscou.
Passé en France en février 1939, Wilebaldo Solano est condamné par un tribunal militaire français à vingt ans de travaux forcés en février 1941. Libéré par un groupe de partisans en juillet 1944, il combat dans le maquis et participe à la libération d'Agen et de Marmande.
Il rentre clandestinement en Espagne en 1947 pour réorganiser le POUM. En exil, il travaille à l'Agence France Presse tout en participant à divers revues marxistes-révolutionnaires.
Il participe à la création de la Fondation Andreu Nin qui a pour objectif la réhabilitation des victimes du stalinisme espagnol et la défense du socialisme révolutionnaire et démocratique.
Quand la nuit franquiste s'est abattue sur l'Espagne tandis que montaient au firmament les étoiles jumelles du fascisme et du stalinisme, Wilebaldo Solano n'a renoncé à rien. Il a continué le combat contre chacune de ces deux étoiles, pour qu'un nouvel astre se lève. La révolution et l'émancipation de l'humanité sont restées son horizon.
Sa mémoire incandescente nous a rappelé que le curé franquiste de Villablino qui clamait en chaire aux familles des fusillés que "les rouges sont de tels démons que même la terre n'en veut pas et les rend" avait raison: les démons sont éternels. Et Wilebaldo était un sacré démon !
Nos vies sous surveillance - Protéger nos données personnelles pour protéger notre vie privée
Débat public organisé par la Ligue des droits de l'homme (Paris 5e-13e) avec
Jean-Claude Vitran
responsable du groupe de travail «Libertés et technologies de l'information et de la communication» de la LDH
David Forest
avocat, auteur de l'Abécédaire de la société de surveillance, Éditions Syllepse, 2006
jeudi 10 juin à 19h30
Ecole nationale supérieure des Arts et Métiers
amphi A
151 bd de l'Hopital, 75013 Paris
(métro place d'Italie, bus 57, 67)
Bombay, rivage des possibles , carnets de voyage dans la planète altermondialiste
Une rencontre autour du livre aura lieu
le mercredi 26 Mai2010 à partir de 19h, à
la librairie Texture, 94 avenue Jean Jaurès,
75019 Paris - métro Laumière ou Jaurès
Les éditions Syllepse ont eu ce jour la tristesse d'apprendre la disparitionde leur camarade et ami Daniel Bensaïd.
Membre du conseil de lecture et d'orientation des Éditions Syllepse, codirecteur de la collection "Mille Marxismes" et directeur de publication de la revue "ContreTemps",
Daniel aura marqué de son empreinte l'existence et les activités de notre maison d'édition,
notamment en 2008 à l'occasion du 40e anniversaire des "événements" de mai-juin 1968, "Mai 68 ce n'est toujours qu'un début".
Ce n'était effectivement qu'un début…
Les Éditions Syllepse
Pierre Avot-Meyers nous a quittés
Pierre Avot-Meyers était né le 8 juillet 1930 à Paris. Il était entré dans la vie active en 1946. Il avait adhéré à la CGT dès 1948. En octobre 1949, il était embauché comme OS chez Chausson à Gennevilliers.
Il débutait à l’atelier MO, sur la chaîne d’assemblage des carrosseries « en blanc » (Ford et Vedette). Après son service militaire (Octobre 1950 – Mai 1952), il était muté à Meudon, où il travaillait en équipes, à l’atelier des grosses presses.
Il était de retour en 1953, à Gennevilliers à l’usine G, d’abord sur la chaîne des cars et de nouveau à l’atelier MO, au ferrage des carrosseries Simca (Versailles, Beaulieu, Chambord…). Il a été délégué CGT du personnel de 1954 à 1958, date à laquelle il quittait l’entreprise. Il était membre du Parti Communiste Internationaliste (trotskiste) depuis 1949. Il a participé (été 1950) à la brigade des jeunes de chez Chausson en Yougoslavie. Il s’est engagé dans le soutien au FLN pendant la guerre d’Algérie. Un engagement qui n’était pas sans risque.
En 1960, la police découvre l’imprimerie clandestine de la IV e Internationale, en Région parisienne. Il est pourchassé par des agents de la DST. Il doit se réfugier en Italie. Il vit en Algérie après son indépendance, il devient collaborateur du journal du FLN El Moudjahid. Le 19 juin 1965, Houari Boumediene et les militaires réalisaient un coup d’état. Pierre Avot- Meyers était arrêté dans la nuit du 2 septembre, par des policiers en civil, sans aucun mandat d’amener, d’arrêt ou de perquisition. Avec Simonne Minguet, ils opposent une vive résistance, ils sont frappés, enchaînés et conduits au siège de la Police des Renseignements Généraux où ils sont interrogés. Pierre s’en tirera avec la fracture d’une côte et diverses blessures. Ils sont incarcérés et mis au secret durant trois semaines, puis expulsés vers la France. Pierre entame une nouvelle carrière professionnelle, il devient correcteur de presse au Canard enchaîné, à l’Encyclopédie Universalis.
Il collaborait bénévolement aux éditions Syllepse où il corrigeait les épreuves de différents ouvrages. C’est en 2001, que je rencontrais pour la première fois Pierre, lors d’une réunion de militants de chez Chausson. Un groupe de travail s’est constitué, il comprenait des syndicalistes de la CGT et de la CFDT, l’ouvrage Chausson : une dignité ouvrière, se construira. Outre l’intérêt de son témoignage sur les conditions de travail dans l’entreprise, il nous fit découvrir un événement oublié – celui de la Brigade Commune de Paris – constituée d’une quinzaine de jeunes de chez Chausson qui à l’été 1950 était parti en Yougoslavie soutenir le socialisme autogestionnaire initié par Josip Broz Tito. Pierre nous a apporté son capital intellectuel, ses connaissances, ses exigences de correcteur de presse dans l’élaboration, la rédaction de l’ouvrage. Le livre édité chez Syllepse, préfacé par Michel Verret, a fait date. Il est à ce jour, le seul ouvrage qui retrace l’histoire industrielle et sociale d’une entreprise, sur un secteur industriel (Asnières – Gennevilliers) qui en comptait d’innombrables.
Nous garderons en mémoire, sa gentillesse, son sourire, son dévouement sans compter a un mouvement ouvrier progressiste.
Editions Syllepse, collection Arguments et mouvements
Des débats sur la loi «Hadopi» à ceux sur le dossier médical personnel, en passant par les caméras de vidéosurveillance et la puce RFID, se dessine une «société de surveillance». L’ouvrage permet de comprendre ces phénomènes en clarifiant leurs aspects techniques et en les replaçant dans une perspective politique globale.
David Forest est avocat, spécialisé dans les technologies de l’information, et docteur en science politique. Il a notamment publié « Le prophétisme communicationnel. La société de l’information et ses futurs »
aux éditions Syllepse (2004).
Fête de Syllepse le samedi 20 juin 2009
à La Maison de l’arbre
9 rue François Debergue, à Montreuil-sous-Bois
(métro ligne 9 « Croix-de-Chavaux »)
Vingt bougies à souffler
Des verres et des airs à siffler
Des livres à dévorer
avec Guyom Touseul
“Chanson française. Chansons à boire, à aimer, à se révolter”
entrée libre
Pour le livre Face aux menaces contre le prix unique du livre, les professionnels et les lecteurs se mobilisent
Des amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ».
Les professionnels du livre, auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires, rejoints par les bibliothécaires et de nombreux acteurs du livre en régions, ont expliqué d’une même voix que ces amendements remettaient en cause la loi de 1981 et menaçaient les équilibres du marché du livre, ainsi que la diversité de la création et de l’édition françaises. Leur mobilisation a été relayée par des membres du gouvernement. Madame Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a souligné combien cette loi restait un outil indispensable pour protéger la littérature. Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, quant à elle, a indiqué ne vouloir changer ni la politique du livre ni le système législatif actuel.
Les acteurs du livre sont néanmoins inquiets car beaucoup d’idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel. Le lobbying qu’elles exercent auprès des parlementaires est à l’origine de ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d’imposer un modèle commercial basé sur une volonté d’hégémonie et une stratégie purement financière. Derrière leurs arguments démagogiques mêlant modernité, défense du pouvoir d’achat et même écologie se cache un combat contre la création, la diversité, la concurrence et l’accès du plus grand nombre au livre. Lire la suite sur
13 novembre, 11h : agression contre Carine Clément, sociologue, directeur de l’Institut indépendant de l’Action collective, engagée dans le réseau « Union des soviets de Coordination de Russie » et dans les luttes concernant le droit au logement. Alors qu’elle se rendait à une réunion publique de mouvements de gauche moscovites, deux jeunes hommes lui ont planté une seringue dans la cuisse. C’est la troisième agression contre Carine Clément en deux semaines, à compter du 24 octobre, à la veille de l’action interrégionale « Journée de la colère » qui a vu participer à une journée de solidarité sur les droits sociaux des mouvements d’une quarantaine de villes de Russie. Depuis 2005 Carine soutient activement, en tant que sociologue et militante, le développement des initiatives sociales, citoyennes et syndicales indépendantes.
13 novembre, tôt le matin, est retrouvé dans la cour de son immeuble le corps criblé de coups de Mikhail Beketov, rédacteur en chef du journal « Kimkinskaïa Pravda » et militant du mouvement pour la sauvegarde de la forêt de Khimki (région de Moscou). A l’hôpital au service de réanimation, il est entre la vie et la mort. Il mène depuis deux ans, avec ses camarades du mouvement, le combat contre la destruction de la forêt et les constructions immobilières spéculatives, ainsi que contre la corruption du pouvoir local.
13 novembre, 18.45, tentative d’agression contre le leader du mouvement des petits propriétaires terriens arnaqués de la banlieue de Moscou, Sergueï Fedotov. Il est attaqué par deux jeunes gens avec des battes de baseball. Il réussit à s’enfuir dans sa voiture. Depuis 5 ans, les militants de ce mouvement mène la lutte pour rétablir leur droit à la propriété des terrains qui leur ont été volés à la suite de privatisations frauduleuses.
Dans la nuit du 13 au 14 novembre, à 1h du matin, Alexeï Etmanov, président du syndicat indépendant de l’usine Ford de la région de Saint-Pétersbourg est attaqué pour la seconde fois en l’espace d’une semaine. Préparé à une éventuelle agression et avec l’aide des camarades du syndicat qui l’escortaient, il réussi à parer l’attaque (à la barre de fer) et à arrêter l’un des agresseurs, qui est livré à la police. Alexeï est connu pour avoir été l’un des fondateurs du nouveau syndicat de Ford qui s’est illustré par la grève la plus longue et massive de l’histoire récente de la Russie, en novembre-décembre 2007.
Une analyse rapide
Les faits sont choquants, parce que regroupés dans le temps et touchant des personnes aux sphères d’activité différentes. Mais ils ne sont qu’une illustration de la tendance de ces derniers mois à l’utilisation des méthodes banditistes pour régler les conflits sociaux. Des centaines de militants, plus ou moins anonymes, des causes du logement, du travail, de l’anti-corruption, de l’écologie, du droit à la terre ont été touchés par ces méthodes, dans la plupart des régions de Russie.
Or ce ne sont pas des opposants au régime, ni même, pour la plupart, des militants politiques, mais des citoyens qui ont pris le chemin du militantisme au nom du rétablissement de l’équité et de l’égalité de tous devant la loi, au nom de la dignité de soi et de la défense de droits collectifs violés. Les puissances de l’argent et du pouvoir contre lesquelles ils se battent en viennent aux mains. Cela signifie que la vague montante des résistances ne peut plus être contenue par la seule justice corrompue, l’usage partial de la loi ou le discrédit dans les médias. Cela indique également le degré de déliquescence du système russe, hypercentralisé, sans contre-pouvoirs réels, sans possibilité de réel contrôle citoyen, dévoré par une corruption massive, où le « tout est permis » (re)devient la règle.
Les réactions sont abondantes en Russie même, où différentes initiatives sont prises d’organisation de rassemblements et de pétition. Ci-dessous la traduction de la pétition lancée par le réseau de l’Union des soviets de coordination de Russie (SKS).
« Arrêter la terreur contre les militants sociaux ! »
Ces derniers temps se sont multipliés les cas d’agression banditistes à l’égard de leaders des mouvements sociaux et syndicaux. Parmi les cas les plus récents, retenons les agressions contre l’un des leaders de l’Union des soviets de coordination de Russie Carine Clément, contre le président du Comité syndical de Ford Alexeï Etmanov, contre le leader du mouvement pour la sauvegarde de la forêt de Khimki Mikhail Beketov, contre le leader du mouvement des petits propriétaires terriens arnaqués Sergueï Fedotov. Qui plus est, ont été victimes d’attaques de multiples militants luttant contre les constructions immobilières spéculatives dans les grandes villes, ainsi que de nombreux militants syndicaux « dérangeants ». Il y a des cas d’assassinats, en particulier concernant les militants antifachistes.
Ce n’est pas une coïncidence, mais une tendance évidente : contre les citoyens en train de se mobiliser, qui essaient de rétablir la justice et de défendre leurs droits légaux, est de plus en plus utilisée la force brutale. A court d’arguments, les puissances contre lesquelles ils se battent ont recours au banditisme. Certes, les commanditaires sont différents dans chaque situation, mais la tendance actuelle montre qu’en Russie sont réunies aujourd’hui des conditions idéales pour le développement ultérieur de ce type d’usage sauvage du « dialogue social ». C’est le règne de la non-loi, l’absence de toute responsabilisation pour violation de la loi par les personnes au/ou proche du pouvoir, la corruption massive, l’hypercentralisation du pouvoir sans aucun contrôle « d’en bas ». La plupart des ces affaires « politiques » ne font pas l’objet d’une réelle enquête, les responsables ne sont pas identifiés, ce qui donnent aux agresseurs le sentiment d’impunité et ne fait que provoquer de nouveaux actes de banditisme contre les militants.
Nous disons : ça suffit !
Nous exigeons des enquêtes soignées et efficaces concernant tous les faits d’agressions contre des militants sociaux. Le regroupement de tous ces faits dans une catégorie particulière, la mise en place d’une unité spéciale au sein du Ministère de l’Intérieur pour l’investigation de ces cas, ainsi que la garantie d’une information large de l’opinion publique sur le cours de l’enquête.
Nous exigeons que les agresseurs soient condamnés et subissent les peines prévues par la loi, quel que soit le degré de pouvoir de leurs protecteurs.
Nous déclarons que la violence et la terreur ne nous font pas peur, nous continuerons notre lutte pour les droits sociaux des citoyens du pays.
Nous nous adressons au pouvoir d’Etat qui se positionne comme le garant de « l’ordre public » pour le sommer de faire respecter cet « ordre public » y compris par les personnes de pouvoir. Parce que pour le moment nous assistons surtout aux arrestations de grands-mères et jeunes militants lors de réunions de quartier, de rassemblements ou de grèves, alors que nous n’entendons presque pas parler de l’arrestation de gouvernants corrompus ou d’employeurs arbitraires. A bas la politique du deux poids, deux mesures !
Dans cette situation nous affirmons notre droit à l’autodéfense ; nous utiliserons tous les moyens possibles pour garantir la sécurité de nos camarades.
Au 15 septembre, la pétition est signée par une centaines d’associations, syndicats, groupes d’intiatives et mouvements de régions différentes de Russie.
rencontre autour de l'ouvrage Les ravages de la modernisation universitaire
La librairie l'Arbre à lettres
2 rue E. Quenu 75005
Organise le mercredi 18 juin à 19h
une rencontre autour de l'ouvrage Les ravages de la modernisation universitaire en Europe (éd Syllepse, 2008) en présence de certains des auteurs et d'Alain Trautmann de Sauvons la recherche.
Présentation de LA FRANCE DES ANNEES 68 - MERCREdi 14 mai à 19 H